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La violence basée sur le genre est l'une des violations les plus répandues des droits humains

Fès a abrité un atelier sur les stratégies de lutte




La violence basée sur le genre est l'une des violations les plus répandues des droits humains et se décline sous diverses formes d'atteintes aux droits fondamentaux de la personne, ont affirmé une pléiade d'universitaires et militants de la société civile.
Ces universitaires et militants de la société civile, qui s'exprimaient lors d'un atelier national sur les stratégies de lutte contre la violence à l'égard des femmes organisé récemment à Fès par le Centre ISIS pour femmes et développement, ont tenu à préciser que la violence basée sur le genre peut inclure, entre autres, les menaces verbales, la contrainte, la discrimination économique ou la privation arbitraire de la liberté dans les espaces publics ou privés, rapporte la MAP.
Les participants à cet atelier, initié en partenariat avec l'Institut allemand IFA pour les relations culturelles et l'Institut international des langues et cultures à Fès (INLAC), ont abordé la question du genre et de la violence dans le but de décortiquer ses fondements historiques, culturels, religieux, sociaux et politiques.
La violence contre les femmes se décline sous de nombreuses formes, ont souligné les participants, expliquant que cette atteinte peut être physique, sexuelle ou psychologique, commises par un mari, un partenaire, un membre de la famille ou une quelconque personne.
Pour la présidente du Centre ISIS pour femmes et développement, Fatima Sadiqi, la violence contre les femmes et les filles dans la région MENA, comme dans le reste du monde, engendre des conséquences dramatiques pour les familles et les communautés.
Selon Mme Sadiqi, la violence à l'égard des femmes, outre qu'elle cause du tort à la victime, est susceptible de diminuer la productivité, réduire le capital humain et saper la croissance économique.
Les participants ont, au terme de cette rencontre, plaidé pour l'éducation des filles, l'indépendance économique et l'émancipation des femmes.
Ils ont également souligné le rôle crucial des médias qui doivent participer activement à la lutte contre cette violence et l'importance de l'engagement de la famille, de l'école, de la communauté et de l'Etat dans la lutte contre ce fléau social.
Le Centre ISIS pour femmes et développement, constitué d'un groupe d'universitaires et chercheurs en diverses disciplines, s'assigne pour mission de construire un pont entre l'université et la société civile en matière du genre et des études sur le genre.

Mardi 12 Janvier 2016

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