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La ville du Détroit fête le jazz


Un festival toujours aussi inspiré



La ville du Détroit fête le jazz
 
Dans une ambiance festive et décontractée, la ville du Détroit accueille, du 10 au 14 septembre prochain, la 15ème édition de son Festival de jazz haut en couleur.
Comme chaque année ce sont près de 10.000 visiteurs et aficionados de jazz, du Maroc et du monde entier, qui viendront vibrer, à Tanger, 5 jours durant, aux rythmes de ce genre musical.
Placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, ce Festival prévoit plusieurs spectacles d’artistes de différents horizons, qui se produiront sur les scènes du Palais des Institutions italiennes, des jardins de la  Mandoubia et de la corniche, en plus des prestations des «marching bands».
Organisé par la Fondation Lorin, et après la découverte des jazzmen de l’Est en 2013, Tanjazz, aborde cette année un thème ambitieux à la hauteur de sa réputation : «Légende d’hier et de demain», dans le but de souligner la place de  la musique jazz en tant que patrimoine artistique, selon un communiqué des organisateurs.
Cette édition prévoit plusieurs hommages aux icônes du passé, dont Louis Armstrong, Count Basie, Duke  Ellington, Cab Calloway, George Gershwin et Louis Jordan, mais aussi aux  Beatles et à Nina Simone. 
Les amateurs de ce genre musical auront aussi l’occasion de découvrir certaines des légendes de demain, comme les artistes Buika, Lilian Boutté et Cécile McLorin Salvant.
C’est dire que la programmation de cet événement se veut diversifiée à plus d’un titre. Energie et créativité seront donc, sans aucun doute, au rendez-vous. Ce sera alors l’occasion d’acclamer en direct ces stars incontestables du jazz et des musiques du monde.
Buika, née aux Baléares de parents exilés de Guinée Equatoriale, s’est fait connaître pour son grand talent, sa voix unique et son style mêlant jazz, soul, funk, flamenco et copla.    
Pour sa part, Lilian Boutté est considérée comme la seconde ambassadrice musicale de la  Nouvelle-Orléans après Louis Armstrong, qui a déjà honoré Tanjazz d’une visite mémorable en 2011. Elle délivre sur scène une émotion rare dans ses interprétations des tubes du grand Louis, soutenue par la trompette de l’ex-Haricot Rouge Jérôme Etcheberry et les boys du Satchmo Gumbo.
De son côté, Cécile McLorin Salvant rayonne d’audace, de fraîcheur et d’inventivité. Née à Miami d’une mère française férue de musique lyrique et d’un père haïtien amateur de piano, cette jeune chanteuse possède l’élégance suprême de développer une technique vocale inouïe.
Manifestation culturelle de taille, Tanjazz contribue, depuis 14 ans, au rayonnement culturel et musical de la ville du Détroit. Cette ville qui fut la résidence de nombreux écrivains, peintres et intellectuels, et qui ne remet pas en cause son passé cosmopolite. Quoi de mieux donc qu’un festival de musique, de jazz de surcroît, pour célébrer cette volonté d’ouverture et de métissage?
 

Mehdi Ouassat
Samedi 9 Août 2014

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