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La vie reprend à Bangui après des journées de violences

La présidente de transition dénonce une "tentative" de coup de force




Reprise des transports en commun, réouverture de commerces: le retour à un calme apparent se confirmait jeudi en fin de matinée dans une large partie de Bangui, mais des points de tensions demeuraient dans les quartiers les plus affectés par les violences des derniers jours.
 "Bangui retrouve un nouveau souffle ce matin!", selon l'expression d'un habitant de la capitale centrafricaine.
 Après des journées de paralysie dues aux violences (qui ont fait au moins 36 morts et près de 30.000 déplacés depuis samedi) et aux barricades érigées par des groupes de manifestants sur les principaux axes de la ville, des bus et des taxis ont repris les dessertes des quartiers sud de la capitale, ont constaté des correspondants de l'AFP.
 Le marché central a également rouvert, tout comme des commerces du centre-ville et de plusieurs quartiers périphériques où Casques bleus et soldats français de l'opération Sangaris patrouillaient.
 La nuit de mercredi à jeudi a été calme, selon des habitants joints par l'AFP et jeudi matin la grande majorité des barricades mises en place par des groupes de manifestants depuis le week-end avaient disparu.
 Mais la tension restait perceptible dans une partie de la ville, notamment autour du quartier du PK-5, quartier commerçant qui représente le dernier bastion des musulmans restés dans Bangui et épicentre de toutes les flambées de violences dans la capitale.  La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a qualifié de "tentative de prise de pouvoir par la force" ces violences, dans une allocution diffusée par la radio nationale mercredi soir, peu après son retour dans la capitale.
 "Il s'agissait ni plus ni moins d'une tentative de prise de pouvoir par la force", a affirmé Mme Samba Panza, sans autre précision sur les auteurs d'une telle tentative, qui a précipité son retour de New York où elle participait à l'Assemblée générale des Nations unies.
 Dans son allocution, la présidente a également dénoncé "une manipulation savamment orchestrée d'une partie de la population" pour l'inciter "à se soulever et à faire resurgir les conflits interconfessionnels (...) avec en toile de fond, le soulèvement de la population contre les forces internationales et certains pays amis".
 Les manifestants qui tenaient les barricades réclamaient notamment la démission de Mme Samba Panza et le départ des Casques bleus et des soldats français de Sangaris déployés dans le pays pour le stabiliser après les massacres intercommunautaires de fin 2013 début 2014.

Vendredi 2 Octobre 2015

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