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La trêve se poursuit en Colombie

Le gouvernement lance de nouveaux pourparlers de paix avec les Farc




La trêve se poursuit en Colombie
Le gouvernement colombien et les rebelles des Farc ont tenté lundi de venir au secours de l'accord de paix rejeté la veille par une courte majorité de Colombiens lors d'un référendum.
L'accord signé la semaine dernière après quatre années de négociations a été jugé trop favorable aux rebelles par 50,21% des électeurs, plongeant le pays dans l'incertitude.
 Les possibilités de renégociation semblent désormais dépendre des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et de leur capacité à accepter des sanctions.
Les partisans du "non" réclament que ces derniers remettent au gouvernement les fonds issus du trafic de drogue, qu'ils soient condamnés à des peines de prison et que leur place au Parlement soit déterminée par les urnes, plutôt que d'être garantie par le gouvernement avec des sièges octroyés d'office.
 Au lendemain de l'échec, le président Juan Manuel Santos et Rodrigo Londono, connu sous son nom de guerre de Timochenko, ont promis de maintenir le cessez-le-feu entré en vigueur il y a plus d'un an et de poursuivre le dialogue.
 "Je vais continuer à poursuivre la paix jusqu'à la dernière minute de mon mandat", a dit le président Santos, dont les fonctions prennent fin en 2018.
 Dans un communiqué, les Farc annoncent qu'ils "resteront fidèles" à l'accord signé avec le gouvernement et appellent les organisations sociales et politiques à se mobiliser pacifiquement pour soutenir les termes du texte actuel.
 Les rebelles marxistes ont en outre déclaré lundi qu'ils continueraient à observer le cessez-le-feu.
 L'opposition, emmenée par l'ancien président Alvaro Uribe, va rencontrer le gouvernement pour tenter de renflouer l'accord, a annoncé lundi le président colombien dans un discours télévisé.
 "Avec une volonté de paix (présente) de toutes parts, je suis sûr que nous pourrons bientôt parvenir à des solutions satisfaisantes pour tous", a-t-il déclaré. "Le pays va en sortir gagnant et le processus sera renforcé", a-t-il ajouté.
 Alvaro Uribe, son allié d'un temps devenu son plus vif critique, s'oppose à l'entrée des rebelles en politique et réclame des peines de prison à leur encontre.
 "Nous sommes tout à fait prêts au dialogue", a-t-il dit lundi devant le Congrès de Colombie. "Mais y a-t-il une volonté du gouvernement d'écouter et d'introduire des changements?", a-t-il poursuivi.
 Les Nations unies se sont félicitées du maintien du cessez-le-feu en dépit du rejet de l'accord de paix et ont annoncé l'envoi à Cuba de l'émissaire spécial Jean Arnault, pour aider le processus.
 "Nous aurions espéré un résultat différent, mais je suis réconforté par l'engagement exprimé (par Santos et Timochenko)", a dit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. "Je compte sur eux pour continuer jusqu'à ce qu'une paix certaine et durable soit conclue", a-t-il ajouté.
 Après le refus surprise de dimanche, la Colombie n'est plus favorite pour le prix Nobel de la paix qui doit être décerné vendredi matin.

Mercredi 5 Octobre 2016

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