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La tension sociale surclasse un semblant de dialogue social

Le gouvernement Benkirane aux abois entre mises en demeure et ordres de grève




La tension sociale surclasse un semblant de dialogue social
Le climat social devient de plus en plus  tendu. Les trois centrales syndicales, à savoir la Fédération démocratique du travail (FDT), la Confédération démocratique du travail (CDT) et l’Union marocaine du travail (UMT) ont exigé, dans une lettre adressée au chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, l’ouverture d’un véritable dialogue social aboutissant à des résultats signifiants. 
Abdelhamid Fatihi, membre du bureau central de la FDT a affirmé à ce propos que les conseils nationaux des trois centrales syndicales se réuniront à la fin du mois courant avec un ordre du  jour commun, et pourraient prendre des mesures au cas où l’Exécutif ferait fi des appels réitérés des centrales syndicales en vue d’ouvrir un dialogue sérieux et responsable.
Pour sa part, l’Organisation démocratique du travail (ODT) observera aujourd’hui une grève nationale dans le secteur de la Fonction publique, les établissements publics et les collectivités locales, pour protester contre l’échec de la politique économique, sociale et éducative menée par le gouvernement Benkirane.
Un communiqué du bureau exécutif de cette centrale syndicale précise que la grève vise à faire pression sur le gouvernement pour l’amener à répondre aux revendications des salariés et des fonctionnaires : augmentation des salaires et des pensions de retraite en adéquation avec la cherté de la vie. En d’autres termes, l’ODT ne semble pas avoir été satisfaite des mesures prises unilatéralement par le gouvernement la veille du 1er mai et portant sur une augmentation des salaires minimums de 10 % étalée sur deux ans. Et ce en sus d’autres revendications qui ont trait à l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et des employés, la centrale syndicale appelle également au respect des libertés syndicales en exhortant l’Exécutif à ratifier la convention n° 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT) relative à la liberté syndicale et l’abrogation de l’article 288 du Code pénal.
Par ailleurs, le bras de fer se poursuit entre le SNESup et le ministère de l’Enseignement supérieur. Les enseignants-chercheurs ont, en effet, observé hier une grève de 48 heures pour protester contre la politique dudit ministère. Selon Abdelkrim Madoun, secrétaire général de ce syndicat, le débrayage a été largement suivi par le corps professoral sur l’ensemble du territoire national à l’instar de celui qui avait été organisé en février dernier.  En plus de défendre l’amélioration des conditions sociales des enseignants-chercheurs, le syndicat milite également pour une université publique dispensant un enseignement de qualité, notamment pour les couches sociales populaires. En outre, les professeurs de l’enseignement supérieur qui observeront aujourd’hui un sit-in devant le siège du département de Lahcen Daoudi,  protestent aussi contre l’indifférence de ce ministère quant au cahier revendicatif qui lui a été soumis. Celui-ci demande au ministère d’inclure les années travaillées au titre du Service civil dans l’ancienneté, requête que rejette obstinément le département de tutelle. 

Mourad Tabet
Mercredi 14 Mai 2014

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