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La tension dans la péninsule coréenne ne baisse pas d’un cran


Pyongyang sous couvert du pire, prêche le faux pour atteindre des objectifs intérieurs



La tension dans la péninsule coréenne ne baisse pas d’un cran
En recourant à la politique du pire, le jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ne fait que perpétuer une pratique chère à ses aïeuls, mais ses provocations, souligne-t-on à Washington, visent désormais plus clairement les Etats-Unis. Après avoir déclaré ce week-end qu’elle se considérait désormais en état de guerre déclarée avec sa voisine du Sud, la Corée du Nord a annoncé lundi le redémarrage de son réacteur nucléaire de Yongbyon, en sommeil depuis 2007.  En février, Pyongyang avait procédé à son troisième essai nucléaire, deux mois après la mise en orbite d’un satellite largement considérée comme un tir expérimental de missile à longue portée, mettant à mal la «stratégie de la patience» mise en oeuvre par Barack Obama.  A la Maison blanche, on juge toutefois qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer: les menaces brandies jusqu’ici n’ont pas été suivies de mouvements de troupes et, jusqu’à preuve du contraire, les missiles nord-coréens sont encore loin de pouvoir atteindre le territoire américain, quoi que laissent entendre les images montrant Kim Jong-un et son état-major devant des cartes des Etats-Unis.
Les membres de l’administration américaine assurent ne pas être nostalgiques de Kim Jong-il, son père, qui était certes jugé dangereux mais pour le moins prévisible. Ses menaces militaires, qui se traduisaient parfois en actes, avaient d’abord pour but d’attirer l’attention et d’obtenir des concessions dans le cadre de négociations internationales.
Pour beaucoup, les menaces de Kim Jong-un répondent donc en premier lieu à des objectifs intérieurs: elles visent avant tout à entretenir le moral d’une armée mal payée et à forger une image de fermeté aux yeux d’une opinion en proie aux privations.
Certains craignent cependant que ce besoin de faire ses preuves, couplé à son inexpérience ne conduise Kim Jong-un à une véritable confrontation militaire avec la Corée du Sud, après un incident frontalier ou naval, par exemple.
Seule certitude toutefois, les espoirs d’ouverture exprimés à son arrivée au pouvoir n’ont plus lieu d’être.




AFP
Jeudi 4 Avril 2013

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