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La taille du bébé à la naissance révélatrice de la santé de la mère




La taille du bébé à la naissance  révélatrice de la santé de la mère
Quel que soit le continent de naissance, les bébés ont les même chances de développement à partir du moment où la mère est en bonne santé. C'est ce que révèle une étude de grande ampleur menée par l'Université d'Oxford, dirigée par le professeur Jose Villar et publiée dans la revue scientifique The Lancet. 60 000 grossesses dans huit pays (Brésil, Royaume-Uni, Oman, Italie, Kenya, Etats-Unis, Chine et Inde) ont été suivies. Dans chaque pays, 300 professionnels de santé ont été mobilisés et plus de 200 chercheurs et cliniciens ont contribué aux conclusions.
Les chercheurs ont observé une croissance similaire entre tous les bébés, quand les mères sont bien alimentées pendant les grossesses, en bonne santé et bien informées. En conclusion, les disparités mondiales en termes de taille, qu'on constate à la naissance, résulteraient plus des différences économiques et de santé que de l'appartenance ethnique.
Les chercheurs ont eu recours à la même technologie et aux mêmes outils dans les pays et ont mesuré la croissance osseuse des fœtus grâce à des échographies. Résultat ? Des similarités frappantes entre tous les groupes raciaux et ethniques, mais dans les groupes de mères bien éduquées et en bonne santé. La taille moyenne des nouveau-nés à la naissance était de 49,4 cm, avec une marge d'erreur de plus ou moins 1,9 cm. Seulement 4% des disparités de taille résultent des origines ethniques.
"Ne nous dites pas qu'il n'y a rien à faire, a expliqué le professeur Villar. Ne dites pas que les femmes dans certains pays du monde ont des petits bébés parce qu'elles y sont prédestinées. C'est tout simplement faux".
D'après cette étude, le trop grand nombre de tableaux de croissance (plus d'une centaine), utilisés pour suivre l'évolution de la taille des nourrissons, tous pays confondus, pose de véritables problèmes et aurait besoin d'être homogénéisé.
"C'est très déstabilisant pour les médecins et les mères et il n'y a pas de logique biologique à tout cela", note au passage le professeur Stephen Kenned, de l'université d'Oxford, qui a aussi travaillé sur cette étude. "Comment est-il possible qu'on dise d'un fœtus ou d'un nouveau-né qu'il est petit dans tel établissement, telle ville ou tel pays, quand à un autre endroit, on dira à la mère que l'enfant grandit normalement ?" s'interroge-t-il. Les chercheurs espèrent que les résultats de leur étude encourageront à prendre plus soin des femmes enceintes et de leur santé en général à travers le monde. 

Topsanté.com
Samedi 19 Juillet 2014

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