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La surpopulation carcérale préoccupe l’Italie




La condamnation de l’Italie par la Cour européenne des droits de l’homme pour des conditions de détention jugées dégradantes a provoqué un vif débat dans le pays sur la surpopulation carcérale. La justice européenne en juillet a condamné l’Italie à verser 1.000 euros de dommages et intérêts à un Bosniaque contraint de partager avec six détenus sa petite cellule de la prison Rebibbia de Rome pendant plusieurs mois en 2002 et 2003.
Alors que le minimum d’espace requis par détenu est de sept mètres carrés, Izet Sulejmanovic ne disposait que de 2,7 m2. L’affaire, apparue dans les médias cette semaine, a mis en lumière la surpopulation carcérale chronique en Italie, où 63.587 personnes sont actuellement détenues - 20.000 de plus que la capacité des prisons de la péninsule.
Antigone, une organisation de défense des détenus, estime que l’Etat italien devrait être condamné à payer la même somme à chacun des prisonniers du pays. “A la suite de la décision de la Cour européenne en faveur du détenu bosniaque, l’Etat risque d’avoir à payer 64 millions d’euros de dommages et intérêts”, a déclaré la présidente d’Antigone, Patrizia Gonnella. Alors que le débat enfle, les propositions pour faire face à la surpopulation carcérale se multiplient depuis quelques jours.
Le ministère de la Justice a promis l’élaboration d’un plan de construction de nouveaux établissements en réponse aux critiques émanant d’ONG, de gardiens de prison et d’hommes politiques de tous bords, y compris de la majorité gouvernementale comme le maire de Rome, Gianni Alemanno.
“Il faut construire davantage de prisons pour garantir non seulement un traitement humain et des droits civils mais aussi pour la sécurité de nos concitoyens”, a-t-il déclaré.
Une piste avancée par un syndicat de magistrats serait de limiter les détentions préventives aux criminels représentant un réel danger pour la société. Selon des données du ministère de la Justice, 30.436 détenus, près d’un sur deux, sont en effet en attente de leur procès. D’autres suggèrent de recourir à un plan de grâce massif comme l’avait fait le gouvernement de centre-gauche en juillet 2006 en libérant 12.000 prisonniers

Reuters
Samedi 8 Août 2009

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