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La star du raï au Festival Mawazine : Le come-back de Khaled




La star du raï au Festival Mawazine  : Le come-back de Khaled
Le grand Khaled fera son retour sur la scène du Festival Mawazine, trois ans après sa brillante et mémorable prestation livrée en 2009 devant plus de 50.000 fans et curieux en transe.
La star du raï au sourire large et au regard charmeur donnera un concert lundi 21 mai prochain sur la scène de l’OLM Souissi qui devait réunir des milliers de festivaliers dont de nombreux fans de celui que l’on considère comme l’une des figures emblématiques de la musique algérienne et maghrébine. Sans doute, l’artiste qui a su le mieux exporter le raï au-delà des frontières maghrébines au point de le hisser à des niveaux que peu sinon aucun artiste n’aurait pu le faire. C’est, d’ailleurs, «grâce à lui que la musique raï a connu de nombreux changements par l'intégration d'instruments occidentaux tels que la guitare, la basse, le synthétiseur et le saxophone», rappellent les organisateurs du Festival dont la onzième édition aura lieu du 18 au 26 mai 2012, à Rabat.
Adulé par toutes les générations notamment de jeunes, Khaled reste une grande star pour de nombreux Marocains qui apprécient sa voix expressive, son style de musique, sa prestance mais aussi sa générosité et sa disponibilité à répondre aux appels du public.
Comme à son habitude, la légende vivante du raï viendra égayer un public qu’il connaît bien pour l’avoir déjà fait jazzer lors de la huitième édition du Festival Mawazine, rythmes du monde. Mais aussi pour l’avoir souvent fait danser à de nombreuses autres occasions, à travers le Maroc. En effet, en grand ami du Maroc, Khaled a toujours répondu présent aux invitations venant du Royaume notamment des promoteurs de festivals.  Une fois encore, la star du raï viendra gratifier le public marocain et ses invités de ses plus grands succès, dans une ambiance que l’on peut imaginer festive et joyeuse.
Et comme c’est souvent le cas, nul doute, le public reprendra à l’unisson des morceaux qui ont influencé bien des générations et marqué d’une empreinte indélébile le talent d’un artiste qui vaut toute l’estime de ses fans.
Surnommé «Cheb» au Festival d’Oran en 1985, Khaled a marqué la scène musicale en mettant sur le marché des albums qui bousculeront de nombreux charts. C’est le cas de «Didi», tube qui a bouleversé le hit-parade français en devenant le premier titre arabe à rentrer dans le Top 50. Le succès est partout au rendez-vous, notamment en Egypte, Inde et en Arabie saoudite. Entre-temps, la chanson «Wahrane» que l’artiste dédie à sa ville d’origine franchit la barre de 1,5 million de disques vendus.
L'année suivante sort l’album «N'ssi, N'ssi». Un an plus tard, il reçoit le «César de la meilleure musique écrite pour un film» pour la bande sonore d’«Un, deux, trois Soleils» de Bertrand Blier.
Khaled est aux anges et les albums comme les succès se multiplient. Tout comme des collaborations avec de nombreux artistes et producteurs séduits par le talent du jeune Algérien. C’est dans cette ambiance de recherche et d’ouverture sur les autres qu’il rencontre Jean-Jacques Goldman avec qui il travaille sur le tube qui devient rapidement son plus gros carton chanté en français : «Aïcha».
A partir de 1996, Khaled met sur le marché «Sahra», «La poupée qui fait non» (en duo avec Mylène Farmer) et le mythique album «1, 2, 3 Soleils» qui réunit le rockeur Rachid Taha et le jeune prodige du raï d’alors Faudel. D’autres albums suivront trois ans plus tard, «Kenza», et «Ya Rayi» en 2004. Ainsi que des duos qui confirment le talent de l’artiste.
Soulignons que Khaled  a été désigné ambassadeur de bonne volonté de la FAO en 2003 et a participé au CD «Agir-Réagir» en faveur des sinistrés du tremblement de terre d’Al Hoceima (février 2004). Il a participé à la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de football organisée en Afrique du Sud où il a interprété le fameux tube «Didi».
Connaissant la fidélité du public marocain à leur star préférée et sa soif de danser, on ne serait pas étonné que le spectacle tant attendu batte le record d’affluence de la précédente prestation de l’artiste. Et offre à Khaled une nouvelle preuve tangible de son attachement à celui qui a su des années durant le faire danser.

ALAIN BOUITHY
Mercredi 8 Février 2012

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