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La situation de la femme marocaine entre réalité et conventions internationales

Colloque national de l’OSFI




Consciente de l’importance de l’instauration d’une égalité totale entre les femmes et les hommes, l’Organisation socialiste des femmes ittihadies (OSFI) a organisé samedi dernier au siège de l’USFP à Rabat, une conférence nationale sur « La situation  de la femme marocaine entre réalité et conventions internationales ».
Ahmed Iraki a considéré que le dossier de l’égalité et la défense des droits de la femme a été l’un des dossiers qui préoccupaient le mouvement national en général et l’USFP en particulier, affirmant que la défense des droits de la femme constitue la quintessence du projet sociétal moderniste du parti.
Le membre du Bureau politique de l’USFP a affirmé également que l’égalité et la parité pour l’USFP sont des valeurs et des principes fondamentaux contribuant à l’édification de la société moderniste et démocratique.
Il a rappelé dans ce sens que la question de la femme a toujours été présente dans les projets d’Abdelkrim Khatabi et le martyr Mehdi Ben Barka qui a appelé en 1943 à la nécessité de tirer profit du rendement de la société marocaine y compris les femmes.
Par ailleurs, le membre du Bureau politique a souligné que la question de l’égalité ne signifie pas qu’il s’agit d’un problème entre l’homme et la femme, mais le problème serait plutôt culturel et concerne l’application des politiques publiques et les lois injustes envers la femme. La secrétaire générale de l’OSFI, Khadija Slassi, a pour sa part affirmé que cette conférence reflète la conviction chez les dirigeants de l’OSFI d’ouvrir un débat serein et responsable sur l’égalité et la parité, soulignant que l’idée était d’organiser cet évènement après la publication du dernier rapport du CNDH sur l’« Etat de l’égalité et de la parité au Maroc» qui a soulevé la polémique notamment à cause de la recommandation appelant à l’égalité homme-femme en matière d’héritage. Tout en saluant la teneur de ce rapport, Khadija Slassi a critiqué ceux qui l’ont résumé en une seule recommandation concernant l’héritage, alors que le document du CNDH comprend plus de 90 recommandations qui sont à même d’améliorer la condition de la femme au Maroc.
Dans cette optique, elle a rappelé que l’OSFI avait défendu lors de son  dernier congrès tenu en décembre 2013 la question de l’égalité et la parité entre les femmes et les hommes, soulignant que l’édification d’un Etat de droit est un pilier pour une citoyenneté pleine et entière.
Au nom du CNDH, Damia Benkhouya a présenté les grandes lignes du rapport de cette institution, mettant en exergue que la rédaction du document est fondée sur des études et des statistiques officielles notamment celles réalisées par le HCP.
La représentante du CNDH a fait savoir que ledit rapport constitue un bilan analytique 10 ans après la réforme du Code de la famille, 4 ans après l’adoption de la nouvelle Constitution, et 20 ans après l’adoption par la communauté internationale de la Déclaration et du programme d’action de Pékin, ajoutant que le CNDH est ouvert à toutes les opinions et propositions, d’où qu’elles viennent.
Pour sa part, Fouzia Assouli présidente de la Fédération démocratique des droits de la femme a critiqué ceux qui ont peur de débattre publiquement de l’égalité en matière d’héritage sous prétexte que la religion a tranché la question une fois pour toutes, affirmant que cela est dû au fait que ces gens n’ont pas de preuves pour convaincre les défenseurs de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Il a rappelé dans ce sens que le rapport du CNDH n’est que l’aboutissement des revendications du mouvement féminin au Maroc, des dispositions de la Constitution de 2011, et des Conventions internationales que le Maroc a ratifiées, notamment le protocole facultatif de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).
Le spécialiste des courants islamistes, Said Lakhal, a souligné que ces mouvements refusent d’ouvrir un débat sur les sujets importants pour le développement de la société sous prétexte qu’il ne peut y avoir d’effort intellectuel en présence du texte coranique. Il a présenté des exemples tirés de l’histoire de l’islam qui infirment cette idée si chère aux islamistes. Il s’agit en l’occurrence de l’effort intellectuel (ijtihad) fait par Omar Ibn  Khattab qui s’inspirait de l’esprit du texte coranique et ne se contentait pas seulement du texte à la lettre, car la Charia, selon lui, est avant tout justice.
 Il convient de rappeler que Fatna Afid, membre de l’OSFI et de la Commission administrative nationale de l’USFP, était la modératrice de cette conférence.

M.T
Mardi 10 Novembre 2015

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