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La sieste peut se faire au travail




En plus d'être un génie universellement reconnu, Léonard de Vinci était aussi un précurseur dans un domaine qui commence tout juste à gagner ses lettres de noblesse dans le monde du travail: la sieste. L’Italien arrivait en effet à trouver un sommeil dit polyphasique. À la manière des bébés, il parvenait à dormir très brièvement, de jour comme de nuit. Une méthode adoptée par la suite par les navigateurs de course en solitaire, qui s’assoupissent une quinzaine de minutes toutes les deux heures.
Mais la véritable sieste, celle qui ne remplace pas le sommeil nocturne, n’a été considérée comme bénéfique qu’au début des années 1980 avec les travaux de l’université de médecine de Pennsylvanie. Il fut alors démontré que la pratique améliorait la vigilance, la mémoire, l’humeur ainsi que la prise de décision tout en prévenant le stress et les risques de maladies cardiaques.
C’est donc lentement mais sûrement que la sieste fait son entrée au bureau. Business Week rapporte ainsi que 20% des Américains avouent souffrir du fameux coup de mou en pleine journée. Une proportion suffisamment importante pour que de grands groupes sautent le pas. Google, qui propose depuis un certain temps des salles de massages, a installé des «cabines futuristes» dédiées aux dormeurs éparpillées sur son domaine. Nike a également mis en place des salles consacrées à la sieste. Certaines compagnies aériennes américaines instaurent même des rotations entre leurs pilotes sur les vols long-courriers pour leur permettre de faire un somme.
Tous ne sont pour autant pas emballés par le concept. Jim Horne, directeur du centre de recherche sur le sommeil de l’université de Loughborough, déclare ainsi, non sans regret:
«On peut vite perdre le contrôle: si vous commencez à encourager vos employés à dormir pendant l’après-midi, vous les encouragez également à se coucher tard. [...] Notre société commence tout juste à s’habituer à l’idée de faire une sieste au bureau, mais cela reste toujours perçu comme une raison valable de licenciement.»

Slate.fr
Mardi 31 Août 2010

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