Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La série noire des effondrements continue à Casablanca




La série noire des effondrements continue à Casablanca
Une autre nuit de terreur à l’ancienne médina de Casablanca. Comme des châteaux de cartes, des maisons se sont effondrées dans la nuit de mardi,  provoquant un mouvement de panique. Fort heureusement, le pire a été évité de justesse puisqu’aucune mort n’est à déplorer. Ainsi, quatre bâtisses de trois à cinq étages se sont complément effondrées et le toit d’une cinquième est tombé, blessant une femme.  Ces incidents sont survenus au quartier Ben Slama au niveau de l’Avenue royale, près de la Grande mosquée Hassan II.
D’après des témoignages, les habitants de l’une  des maisons sinistrées ont ressenti des tremblements et ont eu juste le temps  de quitter les lieux échappant à une mort certaine. Ce qui a constitué un signal d’alarme pour les autres  voisins qui se sont retrouvés dans la rue. Une vive tension s’est installée parmi les habitants qui déplorent cette série noire de catastrophes qui continue de s’abattre sur eux. Le drame de Bourgogne ayant fait plusieurs victimes est encore vif dans toutes les mémoires. 
Quand pourra-t-on voir le bout du tunnel ? Pas de sitôt apparemment. En effet, l’un des principaux acteurs qui devait assurer la mission de rénovation et de réhabilitation urbaine des quartiers de l’habitat menaçant ruine, a failli à sa mission. Il s’agit, en l’occurrence de la Société nationale d’aménagement communal (SONADAC). Elle devait veiller au relogement des familles résidant dans cette partie de l'ancienne médina, dans des appartements, et procéder par la suite à la réalisation d'un quartier digne du centre-ville de la métropole économique et de la mégapole qu'est Casablanca.  
« Force est de constater cependant, non sans amertume, que, 23  ans plus tard,  la problématique a pris beaucoup plus d'ampleur avec l'augmentation du nombre de familles à reloger du fait du remembrement familial  et de l'aggravation de l'état des maisons concernées », comme l’a confié à Libé Kamal Daissaoui, président de l’arrondissement Sidi Belyout. Et d’ajouter: «D'ailleurs la SONADAC a autrement contribué à cet état de fait au niveau notamment des zones devenues sa propriété et qui allaient se transformer en véritables points noirs; leur vacuité en a fait des lieux d'insécurité et de refuge pour pratiques dangereuses et malsaines, en plus du risque d'effondrement certain qu'elles représentent ou qu'elles engendrent». 
A rappeler que ladite société, filiale de la CDG, s’est trouvée sous les feux des projecteurs du fait de l’échec cuisant qu’elle a essuyé dans la réalisation du méga-projet de l’Avenue Royale à Casablanca, et ce en dépit du budget conséquent qui avait été alloué à cette opération. La Cour des comptes a d’ailleurs établi un rapport accablant à son encontre. L’essentiel des griefs retenus se rapportent à la gestion des ressources financières et des chantiers dont l’entreprise a la charge. Une affaire qui continue à défrayer la chronique. 

Nezha Mounir
Jeudi 4 Décembre 2014

Lu 2163 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs