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La science de la sieste




La science de la sieste
Toutes les études s'accordent sur ce point : faire la sieste est bénéfique. Déjà parce que le manque de sommeil peut provoquer quantité de dangers méconnus (dépression, diabète etc.). C'est par ailleurs scientifiquement prouvé, dormir améliore les fonctions cognitives et l'humeur. Cela permet au corps de se régénérer. Piquer un petit roupillon revient en quelque sorte à appuyer sur la touche "reset".
En réalité, l'homme est naturellement programmé pour se reposer deux fois par jour : l'idée de dormir huit heures d'affilée est un concept relativement récent et qui varie selon les pays. En Chine, la sieste est même un droit inscrit dans la Constitution depuis 1948 (alors que le droit de grève, lui, n'est pas reconnu). Une mesure voulue par Mao pour garantir une meilleure productivité des travailleurs.
D'après une étude menée pendant six ans sur plus de 23.000 hommes, les personnes qui font la sieste trois fois par semaine ont 37% moins de risques que les autres d'avoir une maladie cardiaque. Autres avantages : cela dope la créativité, diminue le stress, aide à perdre du poids, améliore la motricité, la précision et même la vie sexuelle.
Et avis aux étudiants, faire un somme pendant la journée booste les capacités d'apprentissage et permet de mieux retenir les informations. Dans une étude relayée par Gawker, les participants ont dû mémoriser différentes illustrations. Ensuite, un premier groupe est allé dormir tandis qu'un autre est resté éveillé. Résultat : les personnes qui s'étaient reposées avaient un taux de réussite nettement supérieur, 85% contre 60%. Faire la sieste "pousse" les souvenirs de l'hippocampe vers le néocortex, la zone du cerveau qui permet un stockage plus durable des informations.
Les scientifiques estiment qu'il s'agit aussi d'un moyen efficace pour "nettoyer" sa matière grise : en dormant, on fait de la place en effaçant certaines données. On arrive ensuite à mieux absorber de nouveaux savoirs. Dans une étude menée par l'université de Californie, les chercheurs ont demandé aux "cobayes" d'accomplir un travail difficile vers midi. A 14h00, un groupe est parti se coucher, l'autre est resté éveillé.
Sans surprise, ceux qui avaient dormi ont eu de meilleurs résultats dans l'après-midi. Plus surprenant, les participants qui avaient fait une sieste étaient plus performants dans la journée que le matin même. La même équipe de chercheurs a par ailleurs montré qu'étudier la nuit ou bachoter la veille d'un examen diminue de près de 40% les capacités du cerveau à absorber l'information.
Reste une question cruciale : combien de temps faut-il dormir ? Idéalement, entre dix et trente minutes en début d'après-midi (entre 13h et 16h). Cette durée redonne de la vitalité intellectuelle et de l'énergie sans pour autant poser trop de problèmes pour "émerger". D'autres études indiquent qu'un roupillon de six minutes seulement a des effets bénéfiques considérables sur la mémoire.

Atlantico.fr
Mercredi 27 Novembre 2013

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