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La santé entre plateau-télé et restaurant branché




La santé entre plateau-télé et restaurant branché
«Moubacharatane Maakoume » sur 2M, mercredi dernier, fut un moment remarqué de télé. Et pour cause : le thème on ne peut plus d’actualité concernait la santé publique et cette décision du ministre d’interdire aux enseignants- chercheurs d’exercer dans le secteur privé.  Un débat qui allait s’avérer fructueux, même si le principal concerné était aux abonnés absents. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Jamaa Goulahssen et le staff de ladite émission ont dû essuyer un refus poli, sous prétexte que Houssein El Ouardi ne pouvait être disponible ce soir-là et daigner éclairer la lanterne des citoyens, médecins et autre personnel de la santé. Libé a pu vérifier de près les raisons de son indisponibilité. Pendant que l’émission était diffusée en direct, Monsieur le ministre avait choisi de s’attabler dans un restaurant branché de la côte casablancaise en compagnie d’un fournisseur attitré de son ministère. A l’évidence, on était entre Houssein. Il y a apparemment des priorités qui ne peuvent pas attendre.
Il n’en reste pas moins que Houssein El Ouardi devait rencontrer hier en après-midi les principaux concernés par cette question  qui met fin au temps plein aménagé (TPA), à savoir les enseignants-chercheurs relevant de la SNESUP et  les représentants du Syndicat national des médecins du secteur libéral (SNMSL).  
Les enseignants- chercheurs des cinq Facultés de médecine et de pharmacie du Royaume  ont condamné, via un communiqué rendu public la semaine dernière,  cette  décision, et surtout la manière dont le ministre de tutelle et le gouvernement l’ont  prise ainsi que  les propos tenus par Houssein El Ouardi à leur égard qualifiés d’«insultants et de dégradants» .
Les enseignants-chercheurs  ont appelé  le chef du gouvernement à un dialogue sérieux et constructif pour trouver une solution adéquate à l'exercice du TPA dans le cadre du partenariat public- privé. Ils ont mis les partis politiques et le gouvernement devant leurs responsabilités quant aux conséquences graves et à la tournure que peut prendre ce dossier si une solution juridique «  juste » n’est pas prise en concertation avec les concernés.

Larbi Bouhamida
Vendredi 30 Novembre 2012

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