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La saga du Conseil de la ville se poursuit : Recherche d'une sortie de crise à Casablanca




Mohamed Sajid, maire de la capitale économique, est de retour. Il vient de mettre ainsi fin aux spéculations qui ont circulé tout au long du mois de Ramadan sur son éventuelle démission de la présidence du Conseil de la ville et la délégation de tous ses pouvoirs à son premier adjoint Mohamed Brija.  
Ses proches assurent que le président du Conseil est en bonne forme et qu'il compte poursuivre son mandat jusqu'à son terme. Pour eux, la démission de Sajid n'est pas sur la table.
Des propos qui ne semblent pas si innocents et  qui ont l'air de lancer un message à qui veut entendre que Sajid tient encore les rênes du Conseil de la ville et que toute sortie de crise doit l'intégrer comme élément principal de l'équation. 
Dans la ligne de mire des pro-Sajid, il y a l'opposition qui a lancé, dernièrement, une campagne pour recueillir les signatures des élus de la métropole en vue de la tenue d'une session extraordinaire comme le stipule l'article 58 de la Charte communale qui exige du président de convoquer le Conseil en session extraordinaire si le tiers des membres en exercice lui ont fait la demande écrite, comportant les questions à soumettre à l'examen du Conseil.
Une initiative qui veut barrer la route à une initiative identique menée par le wali qui a enchaîné dernièrement les pourparlers avec les édiles de l'opposition ainsi qu'avec ceux de la majorité pour convoquer une session extraordinaire, mais en vain. 
Les élus ne semblent pas près d'oublier que le même wali n'a pas tenu sa promesse de tout régler après le référendum constitutionnel. Ceci d'autant plus que lors des derniers entretiens avec lui, les chefs de groupes du Conseil de la ville ont considéré qu'il n'était pas raisonnable de tenir une session comme si de rien n'était, lui rappelant que les comptes administratifs n'ont pas été validés du fait que Sajid ne leur a pas remis les documents relatifs aux dépenses de l'exercice 2010. 
Comment s'en sortir alors ? Abdelghani Marhani, élu de la ville, estime que pour résoudre cette crise, il faut privilégier  une autre approche basée sur l'équilibre politique et les rapports de force au sein du Conseil au détriment d'une approche juridique ou administrative.     
A ce propos, il considère que l'issue de la crise peut passer par la création d'une commission politique constituée des membres du bureau dirigeant et de l'ensemble des composantes partisanes du Conseil et qui sera chargée de la gestion de la ville. « On doit dépasser la guerre des ego et penser à une gestion collective capable de débloquer cette situation de crise. Il est encore temps de réagir», a-t-il conclu.  A rappeler que la crise du Conseil a trop duré, selon les observateurs, et que chaque partie semble camper sur ses positions malgré la série de pourparlers conduite depuis quelques mois par le maire, le wali et certains membres du Conseil. 
Une situation fortement convenable à  Sajid qui est devenu le seul pilote à bord et qui gère,  les affaires de la métropole en monopolisant le pouvoir de signature.

Hassan Bentaleb
Vendredi 16 Septembre 2011

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