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La résolution Onusienne sur la Syrie se dessine petit à petit

Sur le terrain la rébellion s’est décimée au profit d’Al-Qaïda




La résolution Onusienne sur  la Syrie se dessine petit à petit

Les grandes puissances réunies à New York ont progressé mercredi vers un accord sur plusieurs points cruciaux d'une résolution des Nations unies sur le désarmement chimique syrien, au moment où les experts de l'ONU faisaient leur retour à Damas. Les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine) ayant trouvé un accord sur "les principaux points" d'une résolution de l'ONU encadrant le désarmement chimique syrien, a-t-on indiqué diplomatiquement.
Occidentaux et Russes s'opposent depuis des jours sur les moyens de contraindre la Syrie à appliquer le programme d'élimination de ses armes chimiques annoncé le 14 septembre à Genève.
Sur le terrain, la rébellion qui combat le régime de Bachar Al-Assad depuis deux ans et demi s'est fracturée encore davantage, les principaux groupes islamistes rompant avec l'opposition politique et annonçant une nouvelle alliance avec un groupe lié à Al-Qaïda.
Cette rupture avec la CNS et l'ASL désavantage également l'opposition face au régime en cas de négociations de paix pour régler le conflit en Syrie, qui a fait plus de 110.000 morts en plus de deux ans et demi et fait fuir plus de deux millions de Syriens dans les pays limitrophes tandis qu’environ six millions de citoyens ont été déplacés à l'intérieur du pays.
Par ailleurs, à Damas, l'équipe d'experts dirigée par Aake Sellström est arrivée dans un convoi de trois véhicules de l'ONU. Elle doit vérifier "13 ou 14" allégations des deux camps sur un recours à l'arme chimique dans les combats à travers le pays. Sellström avait indiqué récemment que son équipe espérait pouvoir présenter un rapport final sur les accusations "peut-être à la fin octobre".
En août, ils avaient enquêté sur une attaque à l'arme chimique du 21 août près de Damas, qui avait fait près de 1.500 morts selon Washington. Dans leur rapport le 16 septembre, ils avaient conclu à l'utilisation de gaz sarin à une large échelle dans cette attaque, sans pointer du doigt les responsables.
La Russie, fidèle alliée de Damas, avait dénoncé ce rapport et réclamé le retour de la mission en Syrie pour enquêter sur d'autres attaques présumées dont elle accuse les rebelles.
L'attaque du 21 août avait conduit Washington à menacer Damas de frappes militaires, une action finalement repoussée sine die après l'engagement du régime syrien à démanteler d'ici la mi-2014 son arsenal chimique aux termes d'un accord conclu le 14 septembre entre la Russie et les Etats-Unis.
AFP

Libé
Vendredi 27 Septembre 2013

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