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La répression se poursuit en Syrie : La Russie s’oppose à des sanctions contre Damas




La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, s’oppose à toute sanction contre la Syrie et à l’éventuel envoi de troupes étrangères dans ce pays, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
«Nous ne soutiendrons aucune sanction» contre Damas, a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse, ajoutant que tout Etat qui souhaite une intervention militaire en Syrie ne recevrait «aucun mandat du Conseil de sécurité de l’ONU». L’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, s’est dit favorable samedi à l’envoi de troupes arabes en Syrie, afin de «mettre fin à la tuerie» dans le pays, secoué depuis dix mois par une révolte populaire réprimée dans le sang, la première prise de position de ce type d’un dirigeant arabe. Damas a répondu mardi que la Syrie rejetait le déploiement de troupes arabes proposé par le Qatar, afin de faire cesser la violence dans le pays, affirmant que le peuple syrien y fera face.
La Russie, allié traditionnel de Damas, a jusqu’ici bloqué tous les projets de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression de la contestation par le régime du président Bachar al-Assad. Moscou s’oppose fermement à toute ingérence dans la crise syrienne et est contre un embargo du Conseil de sécurité de l’ONU sur les livraisons d’armes à la Syrie, dont Moscou est le principal fournisseur depuis la période soviétique.
  Des discussions au Conseil de sécurité de l’ONU sur un projet de résolution russe sur la situation en Syrie ont duré plus de quatre heures mardi, sans que les membres du Conseil n’approchent d’un accord, a-t-on appris auprès de diplomates.
Des experts des 15 pays membres du Conseil ont évoqué le projet russe, au moment où les critiques sur l’inaction de l’ONU face aux violences en Syrie se font croissantes. Les pays occidentaux s’opposent à la demande russe d’attribuer de manière équitable les violences aux opposants et au régime du président Assad. Les Etats-Unis, la France et l’Allemagne avaient prévenu avant même ces discussions que le projet russe était en l’état inacceptable. «Il y a eu plus de quatre heures de discussions, mais elles n’ont porté que sur les paragraphes d’introduction» du texte, a déclaré un diplomate occidental d’un pays impliqué dans ces négociations. «Il n’y a pas vraiment d’effort pour combler le fossé» séparant les différents points de vue, a commenté un autre diplomate occidental sous couvert d’anonymat.  Après que la Russie et la Chine ont opposé leur veto à un projet de résolution de l’ONU sur la Syrie en octobre, Moscou a présenté à la mi-décembre un projet de résolution condamnant à la fois la violence du gouvernement et celle de l’opposition. Mais les puissances occidentales ont jugé ce texte trop timoré. La répression en Syrie a fait au moins 5.400 morts depuis la mi-mars, selon les Nations unies.

AFP
Jeudi 19 Janvier 2012

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