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La réhabilitation des prisonniers en débat à Casablanca

Plaidoyer pour une simplification des procédures




La réhabilitation des prisonniers en débat à Casablanca
Les participants à un débat organisé lundi à Casablanca sur la réhabilitation des pensionnaires des établissements pénitentiaires ont plaidé pour une simplification des procédures juridiques afin d'assurer aux anciens détenus une meilleure insertion sociale.
 Lors de cette rencontre-débat, organisée par la Commission régionale des droits de l'Homme de Casablanca-Settat, l'Association Relais prison-société et l'Association Adala, les participants ont souligné que la réhabilitation des prisonniers ne doit pas être uniquement conçue selon une approche juridique mais devrait englober également les champs socio-économiques et des droits de l'Homme. Une manière de préparer, à leurs yeux, la réinsertion sociale du détenu avant même la fin de sa peine et ce, en concertation avec l'ensemble des partenaires concernés.
 Ils ont, à ce titre, relevé l'existence de certaines mesures contraignantes dans la procédure de réhabilitation des prisonniers pour leur droit à une nouvelle chance, citant, entre autres, la prise en compte de la longue durée de la peine, la non-distinction entre les dossiers selon la gravité du crime ou encore l'application stricto-sensu des peines liberticides au lieu de prévoir d'autres peines alternatives facilitant la réinsertion sociale et professionnelle des prisonniers de droit commun.
 Pour mieux appréhender la problématique de réhabilitation sur les plans juridique, législatif et institutionnel, les intervenants ont, outre la simplification des procédures, appelé à la consécration des règles internationales en matière de droits de l'Homme et l'organisation de sessions de formation et de requalification au profit des prisonniers.
 Les débats animés notamment par des magistrats, des responsables d'institutions de réinsertion des prisonniers, des universitaires ainsi que des acteurs associatifs, se sont articulés autour de plusieurs axes, dont «La réhabilitation : Quelle approche juridique», et «La réhabilitation : quelle approche de terrain».
Un débat enrichi également par des témoignages donnés par des acteurs associatifs actifs dans le domaine de la réinsertion des prisonniers.
 Le débat s'inscrit dans le cadre du chantier lancé sur la réforme de la justice, et en application des recommandations du Conseil national des droits de l'Homme contenues dans son rapport thématique de 2011 intitulé «Crise des prisons, une responsabilité commune : 100 recommandations pour la protection des droits des prisonniers (es)».

MAP
Mercredi 12 Juin 2013

Lu 916 fois


1.Posté par Bienfaits le 15/06/2013 18:55
Le problème de la criminalité et de son traitement dans les établissements pénitentiaires est un problème très ancien, très douloureux et très difficile à résoudre. C'est du moins ce que pensent beaucoup de spécialistes, et c'était aussi mon opinion, il y a à peine un an de cela. Mais aujourd'hui, je dirais simplement que c'est un problème très ancien et très douloureux : je ne crois plus en effet, qu'il soit très difficile à résoudre. Compte tenu de tout ce que j'ai vu et entendu de puis le début de l'année 1987, c'est à dire depuis que les professeurs de MERU ont commencé à collaborer avec nos services, je crois que la solution à ce problème est au contraire très simple.

Et comment ne pas le croire, lorsqu'on sait qu'il ne faut que quelques jours à ces professeurs pour changer toute l'atmosphère d'une prison ! Monsieur Ibrahima Sy, régisseur du camp pénal de Dakar - la plus importante prison de condamnés à fortes peines du Sénégal - homme de terrain s'il en est et donc peu enclin à s'extasier, écrivait pourtant dans son rapport :

"C'est dès les tous premiers jours, avec les toutes premières leçons, que des effets jusqu'ici inimaginables se sont manifestés tant au niveau du personnel qu'à celui des détenus... Le plus grand miracle se produit surtout chez les détenus : leurs rapports entre eux et avec les gardiens sont plus humains. Ils ne se battent plus. Ils dorment mieux, s'adonnent davantage aux jeux sains."

Colonel Mammadou Diop
Directeur de l'Administration pénitentiaire
République du Sénégal
Mai 1988

http://pourlebiendetous.free.fr/mmy/mt_reha/rehab_diop.html

http://www.bienfaits-meditation.com/fr/fondation_david_lynch/prisons_meditation/prison_meditation

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