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La récession en Europe réduit la résilience de l’économie nationale


Les échanges extérieurs du Maroc marqués par une baisse du taux de couverture



La récession en Europe réduit la  résilience de l’économie nationale
L’économie marocaine continue de payer le prix de sa dépendance vis-à-vis de l’Europe, en particulier, les deux principaux partenaires  du Royaume, en l’occurrence la France et l’Espagne.
En effet, selon la dernière note de conjoncture de la direction des études et des prévisions financières (DPEF), rendue publique hier, «la récession s’est aggravée au quatrième trimestre de 2012 dans la zone euro avec un repli du PIB de 0,6% après -0,1% au T3, tirée par une contraction de l’activité généralisée aux principaux pays de la zone, à savoir l’Allemagne (-0,6%), la France (-0,3%), l’Italie (-0,9%) et l’Espagne (-0,7%)».  
Et ce, au moment où la demande intérieure est freinée par l’austérité budgétaire et par la hausse du chômage. Ladite note, qui  précise que les trajectoires de croissance s’avèrent divergentes entre les pays de la zone,  souligne que « la situation se détériore en France et la phase de récession se prolonge en Espagne et en Italie». Une récession qui ne semble pas inverser sa courbe en ce début de 2013, marqué par la hausse des cours des matières premières.  Cette  évolution négative de la situation en Europe s’est reflétée négativement sur le Maroc en 2012 et continue en 2013.
En effet, selon la DPEF «au terme de l’année 2012,  les échanges commerciaux du Maroc avec le reste du monde se sont traduits par une baisse du taux de couverture des biens et services de 2,1 points, passant à 69,8% contre 71,9% enregistré en 2011».  Une évolution qui trouve son explication dans le fait que les importations de biens et services ont progressé de 6,7%, au moment où les exportations ont enregistré un raffermissement de 3,6%. Ce qui a impliqué, selon ladite source, un recul du taux de couverture des biens de 0,9 point pour s’établir à 48%.
Sur le plan monétaire,  en ce début de 2013, ladite source note que «le marché interbancaire a été globalement stable » du fait de «la hausse notable des avoirs extérieurs nets enregistrée en décembre, qui a induit un effet expansif sur les facteurs autonomes de liquidité, ce qui a atténué relativement le besoin de liquidité des banques», entraînant ainsi une baisse du volume des interventions de Bank Al-Maghrib.
Ces améliorations constatées au niveau du marché interbancaire n’ont pas été accompagnées par d’autres au niveau des finances du Trésor. A cet effet,  au niveau du marché primaire des bons du Trésor, les levées brutes au titre du mois de janvier 2013, se sont appréciées, par rapport au mois précédent de 82,1% et de 67,2% par rapport à la même période de l’année précédente pour atteindre un niveau record de 18,6 milliards de dirhams, dépassant largement le besoin prévisionnel pour ledit mois situé entre 12,5 et 13 milliards de dirhams», indique la dite source.
«Ces levées ont concerné principalement les maturités à court terme à hauteur de 52,4%, suivies de celles à moyen terme (42,3%) et de celles à long terme (5,4%) ». Ce qui a fait que les remboursements, qui ont atteint 10,9 MMDH, ont enregistré une hausse de 17,6% par rapport au mois précédent. Ladite note tire donc la sonnette d’alarme en ce qui concerne la cherté de ces emprunts.
S’agissant de l’évolution des taux moyens pondérés primaires des bons du Trésor au titre de janvier 2013, comparativement aux taux des dernières émissions, «leur tendance haussière s’est accentuée, enregistrant des augmentations comprises entre 18 pb et 49 pb après des hausses comprises entre 4 pb et 18 pb en décembre 2012», constate la même source, ce qui induit que l’Etat emprunte de plus en plus cher.
Sur le plan budgétaire, la note de la DEPF précise que «l’exécution de la loi de Finances 2012 a été marquée par des résultats globalement favorables au niveau des recettes ordinaires » en énumérant les augmentations des différentes recettes. A titre d’exemple, les recettes fiscales ont affiché une progression de 6,4% au terme de l’année 2012, reflétant ainsi le dynamisme relatif de l’activité économique.  La bonne portée des recettes n’a pas été accompagnée
La réponse est assez simple, les dépenses excèdent les recettes dans une situation de déficit primaire. En effet, les dépenses ordinaires ont dépassé les prévisions de 21,6 MMDH, augmentant de 11%. Une évolution qui a résulté, essentiellement, du fait que les dépenses de compensation ont engendré un dépassement par rapport aux prévisions de 22,3 milliards de dirhams et une hausse de 12,4%, ainsi que des dépenses de personnel qui ont enregistré un surplus de 2,8 milliards et une augmentation de 8,2%. Compte tenu de ces évolutions, la loi de Finances 2012 s’est soldée par un déficit budgétaire de 7,1% du PIB après 6% en 2011.Une situation qui pousse à se poser la question : quand  les déficits budgétaire et commercial vont-ils être comblés ? Mais la vraie bataille des déficits ne se gagnera que sur le terrain de la croissance.

Mohammed Taleb
Mardi 26 Février 2013

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