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La rébellion syrienne frappe en plein cœur de Damas ultra-sécurisé

Le Premier ministre Waël al-Halaqi sort indemne de l’attentat qui le visait




La rébellion syrienne frappe en plein cœur de Damas ultra-sécurisé
Le Premier ministre syrien, Waël al-Halaqi, est sorti indemne d'un attentat à Damas, a rapporté la télévision officielle Al-Ikhbariya, une ONG syrienne rapportant que son garde du corps a été tué.
Le photographe de l'AFP sur place a vu plusieurs véhicules calcinés, dont un autobus, et plusieurs autres voitures garées aux vitres brisées. Les services de sécurité ont bouclé le secteur.
"L'attentat terroriste à Mazzé visait le convoi du Premier ministre. M. Halaqi est indemne et n'a pas été blessé", affirme la télévision Al-Ikhabariya, sans préciser la nature de l'explosion.
Selon la télévision d'Etat, l'attentat s'est produit près d'un jardin public et d'une école à Mazzé, quartier ultra-sécurisé du centre-ouest de la capitale syrienne abritant de nombreuses ambassades, des bâtiments gouvernementaux et des sièges des services de renseignement et où résident de nombreux responsables politiques. "Je marchais dans la rue, quand soudain une explosion très forte s'est produite, et j'ai vu une voiture brûler et des gens courir. J'ai entendu le bruit de vitres voler en éclats", a raconté un jeune homme à l'AFP. "Je me suis hâté de me mettre à l'abri car je craignais qu'une autre explosion n'ait lieu".
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) rapporte de son côté que le garde du corps du Premier ministre a été tué. "Un deuxième garde du corps et le chauffeur se trouvent dans un état critique", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires à travers la Syrie.
"L'explosion semble avoir été télécommandée", a-t-il précisé. M. Halaqi avait été nommé le 9 août 2012, après la défection de son prédécesseur Riad Hijab qui protestait contre la répression sanglante par le régime de la révolte déclenchée en mars 2011.
Le dernier attentat à Damas remonte au 9 avril dernier, faisant au moins 15 morts selon les médias officiels, la première attaque du genre en plein centre de la capitale.
Le régime avait alors accusé des "terroristes", terme par lequel les autorités syriennes désignent les rebelles aidés dans leur combat contre l'armée par des jihadistes qui ont revendiqué de nombreux attentats suicide, en particulier à Damas.

Libé
Mardi 30 Avril 2013

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