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La quête de récompenses, l’une des clefs de la domestication du chat




La quête de récompenses, l’une des clefs de la domestication du chat
La quête de récompenses et la docilité ont apparemment joué un rôle déterminant dans la domestication du chat, révèle une étude comparative du séquençage du génome de félins domestiqués et sauvages.
“Les humains ont très probablement encouragé les chats à venir dans leurs habitations pour chasser les rats et souris qui mangeaient les céréales récoltées qu’ils stockaient”, explique Wes Warren, généticien à l’Université de Washington à St Louis et principal auteur de l’étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS).
“Nous pensons que les humains devaient offrir de la nourriture à ces chats pour les encourager à s’installer chez eux”, ajoute-t-il dans un communiqué.
Une façon pour les scientifiques de comprendre la génétique de la domestication est d’examiner les parties du génome qui ont été altérées par le fait de vivre avec des humains.
Ils ont constaté chez le chat domestique des modifications notables des gènes jouant un rôle important dans la mémoire, la peur et la recherche de récompense. Des traits liés, selon les chercheurs, à la domestication.
Certains félins vivant en solitaire dans la nature ont ainsi eu une incitation à rester avec les hommes. Au fil du temps, les humains ont réussi à les rendre plus dociles.
Chats et humains partagent les mêmes habitations depuis au moins 9.000 ans ce qui est très récent par rapport aux chiens dont la domestication remonte à plus de 30.000 ans.
Les chercheurs ont aussi comparé le génome du chat avec ceux notamment du tigre, du chien, de la vache et des humains, ce qui a aidé à comprendre pourquoi les chats sont presque exclusivement carnivores et les raisons pour lesquelles leur vision et leur odorat diffèrent d’autres mammifères comme le chien.
Les chercheurs ont notamment découvert dans les génomes du chat et du tigre des gènes spécifiques leur permettant d’absorber efficacement les lipides de la viande qu’ils consomment en abondance, et leur offrant donc un avantage particulier pour digérer des protéines animales.
Des gènes qui n’ont pas été trouvés chez la vache, un herbivore, et l’être humain dont le régime alimentaire est plus diversifié.
Et les chats dépendent moins que les chiens de leur odorat pour chasser une proie: les chercheurs ont trouvé moins de gènes liés à l’odorat chez les félins que chez les canidés. 
Le projet de séquençage du génome du chat, débuté en 2007, a été financé par l’Institut national de recherche sur le génome humain. Le but initial était l’étude des maladies héréditaires chez les chats domestiques qui sont similaires dans certains cas chez les humains.

Libé
Mercredi 19 Novembre 2014

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