Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La protection des droits de l’enfant prête le flanc à la critique

Le Maroc peine à respecter les lois promulguées et les conventions internationales signées




La protection des droits de l’enfant prête le flanc à la critique
«Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité » a indiqué Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU. Une idée qui revient en force en cette  Journée mondiale de l’enfance qui a lieu le 20 novembre chaque année. L’occasion de sensibiliser l’opinion publique à la protection de l’enfance. C’est également une journée festive dans de nombreux pays où des animations et des événements spéciaux sont organisés à l’honneur des enfants afin de leur faire connaître leurs droits. Cette date a une portée symbolique puisqu'il s'agit de la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations unies de la Déclaration des droits de l'enfant le 20 novembre 1959 et de la Convention relative aux droits de l'enfant le 20 novembre 1989. Cette date anniversaire est une opportunité pour les organismes, qui œuvrent dans le domaine de la protection des enfants, de faire le bilan de leurs actions.
Au Maroc, de nombreuses lois ont été votées au cours des cinq dernières années afin d’assurer une meilleure protection de l’enfant. Or, ces lois peinent souvent à être appliquées. Mauvais traitements acceptés, pratiqués et non condamnés, viols, harcèlements, exploitation sexuelle des enfants, migration de mineurs non accompagnés, travail des enfants, enfants abandonnés à la naissance, naissances non déclarées, enfants dans les rues, addiction à tout genre de drogues dès le jeune âge... la liste est longue. Les cas de non-application de loi abondent; ainsi de nombreux articles du Code pénal sont aujourd’hui complètement inadaptés face aux engagements internationaux du Maroc. La réponse en termes d’application des différents acteurs est également non unifiée, et souvent pas effective. L’absence  de moyens humains et financiers est incriminée.
Et pourtant,  la Déclaration des droits de l’enfant met l’accent sur le respect de l’enfant dans son individualité en tant qu’être humain. Il doit être également protégé par sa famille et la société durant la période de fragilité que constitue son enfance. L’Assemblée générale des Nations unies stipule que «pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, l’enfant a besoin d’amour et de compréhension ». Le cadre naturel de cet épanouissement est bien évidemment la famille et la société toute entière. Elles ont donc un devoir d’assistance envers les enfants pour lesquels ce cadre naturel serait défaillant. Mais encore une fois, les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

Sara Ifraden (stagiaire)
Jeudi 21 Novembre 2013

Lu 646 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs