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La problématique de la critique de l’art plastique au Maroc




I-Les tendances des œuvres de l’art plastique au Maroc

Celui qui s’intéresse à l’art plastique dans notre pays remarquera l’existence d’un nombre impressionnant d’œuvres appartenant à diverses écoles qui se sont succédé en Europe. Chaque artiste a suivi le courant qui justifie sa tendance. Certains se sont proclamés du surréalisme, d’autres du réalisme ou de l’impressionnisme. Avec tout ce que cela suppose sur les plans littéraire et technique. Les uns ont fini comme ils ont commencé : «naïfs» parce que cela ne demande pas de perfectionnement. Cependant, ce qui a caractérisé les œuvres à la fin du siècle dernier et le début de ce siècle, c’est l’apparition du symbolisme. Il n’est pas étonnant que les grands académiciens s’y intéressent. Le profane y trouve une œuvre dénuée de toute indication temporelle, spatiale ou thématique.

II-La relation entre œuvre plastique et œuvre littéraire

Afin de mieux comprendre une œuvre d’art plastique, ses écoles et ses tendances, nous devons nous intéresser à la réalité littéraire. En observant une toile, on remarque que du point de vue technique, l’artiste se base sur la touche, l’ombre, la lumière, les couleurs, la profondeur, entre autres.
Mais au niveau du contenu, ce sont les préoccupations sociales, politiques, philosophiques, historiques qui prévalent. Nous retrouvons les mêmes soucis dans la poésie ou la prose à travers le monde arabe et au Maroc.
Au cours des périodes abasside et andalouse, on a constaté une prédominance de l’image en poésie et la préciosité en rhétorique : les poètes ont employé la métaphore, la comparaison et autres figures stylistiques. Quant aux thèmes, ils abordaient la vie quotidienne, la religion, le vin, l’amour et les tabous.
Bien que le message de la toile diffère de celui du texte, on peut améliorer les techniques et les thèmes, en se basant sur des genres littéraires.
Malgré la différence des moyens, le fond reflète les réalités sociale, culturelle, politique de chaque génération.

III- Y a-t-il une absence des méthodes critiques de l’art plastique au Maroc?

Les œuvres d’art plastique ont été perçues, ces derniers temps, selon des points de vue philosophiques, subjectifs ou objectifs afin de les évaluer.
Le courant impressionniste, pour certains, dépend du goût et des impressions de l’artiste, ainsi que de celui qui s’intéresse à la toile. Ce n’est cependant pas une critique artistique objective parce qu’elle reflète les sentiments du critique d’art. Cette activité peut devenir elle-même une œuvre d’art étant donné qu’elle dépend d’un imaginaire qui pourrait dépasser l’objet même du projet initial.
Cette tendance se fixe pour objectif le relevé  des erreurs techniques de l’artiste afin qu’il respecte les règles fondamentales de chaque travail plastique.
L’autre courant idéologique ou engagé a pour but d’analyser les croyances religieuses, philosophiques, politiques, historiques et académiques. Les questions qui se posent à la lumière de tout ce qui a procédé sont les suivantes: Est-ce que la critique de l’art plastique au Maroc obéit à des règles? Autrement dit, comment procèdent les critiques? A supposer que toute œuvre pourrait faire l’objet de cette activité. Où ont lieu les critiques orales et les discussions autour  de ladite œuvre ? Dans les galeries d’art, les cafés ou les lieux privés? Est-ce que la critique a eu sa part dans les émissions artistiques à la radio, sur le petit écran et dans la presse écrite?
Quoi qu’il en soit, l’art plastique au Maroc suit son bonhomme de chemin au niveau technique et thématique. Sans trop s’intéresser aux moyens utiles (nature de la boîte ou de la peinture, le contexte ou la thématique), cette création est le fruit de l’effort des artistes appartenant à des classes sociales différentes: de l’aristocratie à la classe populaire, des intellectuels au petit peuple. C’est pourquoi il faut prendre en considération les moyens et les possibilités mis à la disposition des artistes, et placer chaque œuvre dans son contexte. Cela ne pourrait se faire qu’avec une méthode complète provenant de l’autre, mais aussi contemporaine et adaptée à chaque milieu social.
La société cherche la nouveauté et l’artiste doit constamment créer et ne pas se contenter de ce qui est hérité du passé. Il se révolte contre toute directive répondant à la technologie électronique. Il aspire à la liberté et ne se plie pas aux lois parfois mais y recourt des fois. C’est-à-dire en perpétuelle contradition dans ses pensées et ses sentiments, sentant ainsi son œuvre avec un esprit en évolution permanente, mais avec des valeurs artistiques pures et non selon des règles académiques ou une sensibilité fictive.

TRADUIT PAR ABDELKEBIR ROUANE

HAMID TITANE
Vendredi 11 Juin 2010

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