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La prestation télévisée de DSK




Dominique Strauss-Kahn, l’ancien patron du FMI, a réussi son come-back sur la scène médiatique.
Son passage le week-end dernier dans le JT de TF1 à une heure de grande écoute a battu tous les records. On parle d’un record historique jamais réalisé auparavant.
C’est dire que les Français étaient très curieux de savoir ce que DSK allait révéler, lui qui, après sa mésaventure de l’hôtel Sofitel de New York, s’était abstenu de parler et de s’adresser à la presse très nombreuse, avide de savoir ce qui s’est réellement passé dans sa luxueuse suite avec la femme de ménage d’origine africaine.
Dans leur grande majorité, les Français sont restés sur leur faim. DSK n’a rien dit qui en vaille la peine, préférant se cacher derrière le rapport du procureur américain qui l’a innocenté. Il s’est permis d’ailleurs de citer de larges extraits de l’acte de blanchiment du magistrat new-yorkais.
Néanmoins, celui qui, jusqu’il y a peu de temps, était le premier de la classe en France a voulu par sa prestation télévisée faire acte de contrition, se permettant d’émettre quelques regrets, affirmant: “Cette légèreté, je l’ai perdue pour toujours”.
Est-ce à dire qu’il s’est déjà guéri de son addiction pour les femmes quelles qu’elles soient ? Doit-on le croire sur parole ?
Peut-on lui accorder ce crédit? On sait que l’homme est faible (malade) devant la femme. C’est un péché, pour utiliser un euphémisme, qui ne date pas d’aujourd’hui. Ces proches ne l’ignoraient pas. C’était sa faiblesse maladive. Mais ils ne pensaient pas qu’il était capable d’aller si loin, et à un moment mal choisi.
DSK lui-même reconnaissait qu’on pouvait l’attraper la main dans le sac au mauvais moment. C’est dire que l’homme se connaît bien.
Si DSK a décidé de se mettre au vert, en retrait de la campagne présidentielle, il ne veut pas dire qu’il renonce totalement à la politique et à mettre son grain de sable dans ce qui se passe dans son pays.
Veut-il ainsi jouer le trouble-fête ? Il faut croire que oui ! N’a-t-il pas déjà lancé une pique et mis mal à l’aise sa collègue du Parti socialiste Martine Aubry, lui rappelant au passage son pacte de Marrakech ?
Est-ce une guerre à fleuret moucheté à l’égard de celle qui était son alliée, et qui l’a ignoré au moment où il avait plus besoin de soutien moral ?
A part sa mésaventure new-yorkaise, DSK a fait montre d’une grande connaissance de la crise économique et financière mondiale, se permettant de donner au passage quelques idées pour en sortir. DSK sera-t-il le phénix qui renaîtra de ses cendres ?

Youssef BENZAHRA
Mercredi 21 Septembre 2011

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