Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La presse égyptienne prédit l’éviction de Morsi ou sa démission

Le président s’accroche à sa «légitimité»




La presse égyptienne prédit l’éviction de Morsi ou sa démission
La presse égyptienne estimait qu’hier  devait être marqué par le départ volontaire ou forcé de Mohamed Morsi malgré le refus affiché du président islamiste d’abandonner le pouvoir, à quelques heures de la fin d’un ultimatum fixé par l’armée.
«Aujourd’hui: éviction ou démission», affirmait en Une le quotidien à grand tirage Al-Ahram, détenu par l’Etat.
«La fin», affirmait de son côté le journal indépendant Al-Watan, un titre qui faisait écho à la plupart de ceux des journaux égyptiens indépendants ou gouvernementaux.
«L’Egypte sera de retour d’ici quelques heures», soulignait le quotidien indépendant Al-Masry al-Youm, tandis qu’Al-Shorouk évoquait «La désintégration de l’Etat des Frères musulmans», en référence au puissant mouvement islamiste dont est issu M. Morsi. S’adressant à la télévision dans la nuit de mardi à mercredi, le chef d’Etat égyptien a exclu un départ anticipé, se déclarant prêt à «donner sa vie» pour préserver sa «légitimité», et appelant l’armée à retirer l’ultimatum, qui expirait hier, pour qu’il se plie «aux revendications du peuple».
M. Morsi, qui semble de plus en plus isolé après la démission de cinq ministres et de son porte-parole, a aussi mis en garde contre le «piège» d’une violence «sans fin», alors que les affrontements ont déjà fait 47 morts en une semaine de manifestations.
En cas d’échec de son ultimatum, l’armée a indiqué qu’elle établirait elle-même une «feuille de route» pour résoudre la crise.
Seize personnes ont trouvé la mort et des centaines d’autres ont été blessées mardi dans des affrontements entre partisans et opposants du président égyptien Mohamed Morsi au Caire, éclatés en marge des manifestations monstres appelant à la tenue d’une élection présidentielle.
 La plupart de ces décès ont été enregistrés lors d’une manifestation devant l’université du Caire, selon des sources médicales, qui ont ajouté que 539 personnes ont été également blessées lors de ces heurts.
 A quelques heures de l’expiration de l’ultimatum de 48 heures lancé lundi soir par l’armée à l’adresse des forces politiques pour trouver une solution à cette crise, partisans et opposants du président égyptien ont à nouveau formé mardi après-midi de grands rassemblements rivaux, faisant craindre un regain de violence.
Des dizaines de milliers de personnes ont convergé vers l’emblématique place Tahrir au Caire pour une nouvelle mobilisation contre le président, élu il y a tout juste un an.
 Dans le quartier de Nasr City, ainsi que devant l’université du Caire, sur l’autre rive du Nil, des dizaines de milliers de partisans du président étaient également rassemblés pour défendre la «légitimité» de Morsi.

AFP
Jeudi 4 Juillet 2013

Lu 171 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs