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La présidente du parlement catalan verse la caution permettant sa sortie de prison




La présidente indépendantiste du parlement catalan Carme Forcadell a bien versé la caution de 150.000 euros qui lui permettra de quitter dès vendredi la prison où elle a passé la nuit, a-t-on appris auprès d'une porte-parole de la Cour suprême.
"La caution de Forcadell a été consignée, il manque l'ordonnance de remise en liberté du juge", a déclaré une porte-parole de la Cour suprême à des journalistes. Mme Forcadell est poursuivie dans l'enquête pour "rébellion" et "sédition" déclenchée après la déclaration d'indépendance du parlement catalan, le 27 octobre.
Poursuivis dans une enquête pour rébellion, sédition et malversations après la déclaration d'indépendance votée par cette assemblée régionale le 27 octobre, Carme Forcadell et cinq autres parlementaires ont été entendus jeudi par un juge de la Cour suprême à Madrid. Le magistrat instructeur a conditionné la libération de la présidente du parlement au versement d'une caution de 150.000 euros.
Les cinq autres élus ont été laissés libres, mais sous condition pour quatre d'entre eux, qui ont une semaine pour verser une caution de 25.000 euros, faute de quoi ils seront incarcérés. Plusieurs membres du noyau dur séparatiste sont déjà derrière les barreaux.
Mme Forcadell a assuré devant le juge qu'elle n'avait pas, en tant que présidente du Parlement, "la liberté d'interdire un vote", selon un porte-parole de l'élue. Elle a aussi expliqué que la déclaration d'indépendance était sans effets juridiques, selon des sources ayant assisté à l'interrogatoire.
Carme Forcadell, une indépendantiste de la première heure, avait compté un à un les bulletins des élus qui avaient voté pour la sécession le 27 octobre, 70 sur 135. Ce fait sans précédent en Espagne a conduit le gouvernement central à mettre la région sous tutelle, destituer son exécutif, dissoudre le parlement et convoquer des élections régionales pour le 21 décembre.
Carme Forcadell avait été accueillie à son arrivée au tribunal jeudi par les cris de manifestants pour et contre l'indépendance. "Vous n'êtes pas seuls!", disaient les uns aux élus indépendantistes, "Puigdemont en prison", hurlaient les autres.
Huit membres du gouvernement séparatiste destitué par Madrid de l'indépendantiste Carles Puigdemont, sont déjà inculpés et écroués. M. Puigdemont et quatre de ses "ministres" ont fui en Belgique et sont visés par un mandat d'arrêt espagnol.
M. Puigdemont a signé jeudi une lettre publiée par un quotidien catalan, El Punt Avui, réclamant la "libération des prisonniers politiques retenus en otage par l'Etat espagnol".
L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International ne les considère toutefois pas comme des "prisonniers d'opinion" au motif qu'"ils sont accusés d'actes qui peuvent constituer des délits".

Samedi 11 Novembre 2017

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