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La pratique du cannibalisme confirmée chez un ancien peuple du Mexique




Une étude menée par des chercheurs mexicains de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH) confirme l'existence de rites cannibales pratiqués au XVe siècle par les Xiximes, un ancien peuple qui résidait autrefois dans les montagnes au Nord du Mexique.
Il est depuis longtemps présumé que l'ancien peuple des Xiximes, retranché dans les montagnes de ce qui est actuellement l'Etat mexicain de Durango, pratiquaient des rites cannibales dans l'espoir d'assurer une récolte de maïs abondante. Mais en analysant les ossements humains retrouvés dans les maisons datant de 1425, des chercheurs de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH) du Mexique sont parvenus à révéler des traces de cette pratique, plus précisément des traces d'ébullition et de lacération. Selon ces indications, les Xiximes consommaient donc effectivement de leur temps de la chair humaine.
Les documents historiques écrits au XVe siècle par les missionnaires jésuites, relatent que les Xiximes mangeaient les corps de leurs ennemis, persuadés d'assimiler également leur âme, et utilisaient leurs os décharnés pour leur garantir de grandes récoltes. Ces ossements représentaient pour le peuple "un aspect crucial de leur vision du monde et de l'identité", explique José Luis Punzo, un archéologue à l'INAH, et directeur de la recherche.
Les montagnes de l'État mexicain de Durango ont abrité autrefois plus de 5.000 Xiximes et autres peuples autochtones. Toutefois, seuls les Xiximes et leurs voisins les Acaxées pratiquaient le cannibalisme. "A travers ces rites, les Xiximes et Acaxées traçaient une limite claire entre "nous" et "eux", représentant tous les autres", souligne José Luis Punzo. En réalité, ces deux groupes indigènes ne consommaient durant leurs cérémonies que la chair d’ennemis provenant de leur propre peuple. Les autres peuples et les colonisateurs espagnols étaient considérés comme rituellement sans valeur.
Selon les registres historiques, après chaque récolte de maïs, les guerriers Xiximes partaient donc à la recherche d'ennemis, ou plus précisément de leur chair. Dans la plupart des cas, ils se contentaient de tuer des gens d'autres villages. Les guerriers rapportaient ensuite leurs victimes dans leur propre village où leurs corps étaient dépecés avec une attention particulière pour ne pas casser les os.
La chair était ensuite cuite avec des haricots et du maïs, donnant un genre de soupe, consommée au cours d'une cérémonie rituelle à laquelle tout le village était convié durant une nuit entière. Après la cérémonie, les os étaient conservés dans des salles spéciales avant d'être accrochés sur les toits des maisons afin d'obtenir la faveur des esprits pour une récolte abondante.

Maxisciences
Jeudi 6 Octobre 2011

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