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La politique de la ville en point de mire

Les prochaines élections régionales et communales relancent le débat sur la mise en œuvre des politiques publiques




Les élections régionales et communales du 4  septembre visent à relancer de nouveau le débat sur l'élaboration et la mise en  œuvre des politiques publiques, a affirmé Abderrazak El Hiri,  enseignant-chercheur à la Faculté des sciences juridiques, économiques et  sociales de Fès.
Ces politiques publiques, conçues sous forme de programmes par les autorités  concernées, tendent à "atteindre de multiples objectifs socioéconomiques dont l'éducation des citoyens, l'accès aux soins de santé,  l'amélioration du bien-être et du revenu par habitant, la promotion du travail  et la réduction de la pauvreté, outre des mesures destinées à faciliter la  circulation des personnes et des biens via la mise en place de réseaux de  transport adéquats, a indiqué M. El Hiri à la MAP.
La réalisation de ces objectifs ambitieux s’inscrit en droite ligne avec la  nouvelle Constitution, particulièrement son article 31, a-t-il souligné,  mettant en exergue la place des politiques publiques dans la dynamique  économique du Maroc.
La politique de la ville s'assigne pour objectifs de concilier le citoyen  avec sa commune et d'accompagner le processus du développement économique et  social dans le cadre des attributions des collectivités territoriales, a-t-il  ajouté.
La politique de la ville tend aussi à revaloriser les zones urbaines en  difficulté et à réduire les inégalités entre les territoires des régions, a  précisé M. El Hiri, également directeur du laboratoire de coordination des  études et des recherches en analyses et prévisions économiques.
Dans ce cadre, les collectivités territoriales sont "appelées à élaborer des  stratégies ambitieuses et des projets porteurs, générateurs d'emplois et de  revenus au profit de la population particulièrement la jeunesse afin de faire  sortir la commune de sa léthargie et de booster le développement régional",  a-t-il martelé.
"La ville au Maroc est le résultat d'un processus d'urbanisation non  maîtrisé, alimenté par un exode rural important qui s'est traduit par des  difficultés et des déficits  dont une économie fragilisée par la croissance de  l'informel, l’exclusion sociale, les déséquilibres des équipements publics  entre les différentes zones urbaines et les systèmes de transport collectif  inappropriés", a-t-il estimé.
Evoquant le phénomène de la mondialisation de l'économie, l'universitaire a  rappelé que les villes au Maroc sont confrontées à plusieurs défis dont  notamment  la maîtrise de la croissance urbaine, l'attractivité et la  compétitivité économiques, ainsi que la préservation de l'environnement et des  ressources naturelles.
Pour relever ces défis, la politique de la ville requiert l'appui de tous  les acteurs concernés à travers l'adoption d'une approche multi-partenariale  destinée à renforcer l'attractivité des villes et les préparer à jouer leur  rôle en tant que pôle de création de valeur, à  promouvoir leur durabilité et  améliorer le cadre de vie en matière de logement décent, et à faciliter l'accès  aux soins et aux services sociaux de base, a estimé M. El Hiri.  
La réussite des actions entreprises dans le cadre de la politique de la  ville nécessite la participation des collectivités territoriales et du tissu  associatif, a-t-il poursuivi rappelant que l'Etat ne peut pas agir seul dans la  plupart des domaines concernés.
La politique de la ville devrait donc être guidée par des stratégies orientées  vers l'amélioration des indicateurs de développement à la fois économiques,  sociaux et humains, a conclu l'enseignant-chercheur.

Vendredi 28 Août 2015

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