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La police ukrainienne quitte les sites de contestation

Kiev réclame 20 milliards d'euros d'aide à l'Europe




La police ukrainienne quitte les sites de contestation
La police antiémeute ukrainienne a quitté les principaux sites où sont rassemblés les manifestants antigouvernementaux dans la capitale Kiev, ont annoncé mercredi des témoins.
Les forces de l'ordre ont quitté leurs positions autour du camp de la place de l'Indépendance, centre de la contestation, et sont parties de l'hôtel de ville, où un assaut avait été auparavant annoncé.
La police antiémeute a pénétré dans la nuit de mardi à mercredi sur la place, où des heurts l'ont opposée aux adversaires du président Viktor Ianoukovitch qui y campent depuis dix jours.  
En fin de matinée, les manifestants pouvaient cependant se déplacer librement dans le centre de la capitale, et Victoria Nuland, secrétaire d'Etat américaine adjointe, a pu se rendre sur la place de l'Indépendance, selon l'ambassade des Etats-Unis.
Par ailleurs, l'Ukraine a besoin de 20 milliards d'euros d'aide européenne pour signer un accord d'association avec l'UE en limitant ses conséquences pour son économie, a déclaré mercredi le Premier ministre Mykola Azarov.
"Nous proposons de régler la question d'une aide financière à l'Ukraine. Nous avons défini son montant approximatif : 20 milliards d'euros", a déclaré M. Azarov lors du conseil des ministres.
"Nous ne parlons pas d'une aide à fonds perdus du budget européen, nous sommes réalistes, nous proposons que l'Union européenne participe aux investissements dans des projets communs mutuellement avantageux, comme l'élargissement et la modernisation des couloirs de transport", a-t-il ajouté, faisant visiblement allusion aux gazoducs passant à travers le pays.
L'Ukraine, en grande difficulté économique et financière, a renoncé le mois dernier à signer un accord d'association avec l'Union européenne prévoyant la mise en place d'une zone de libre-échange, invoquant les pertes économiques qu'une crise avec Moscou ferait subir au pays.
Ce revirement est à l'origine de la plus grosse vague de protestations depuis la Révolution orange de 2004 dans cette ex-république soviétique.
"Le gouvernement est aussi en faveur d'une signature rapide de cet accord, mais nous voulons instaurer des conditions et minimiser les pertes pour notre économie", a dit M. Azarov.
Le Premier ministre a assuré qu'une adhésion à l'Union douanière menée par la Russie n'était pas à l'ordre du jour d'une rencontre prévue entre le président Viktor Ianoukovitch et son homologue russe Vladimir Poutine le 17 décembre à Moscou.
"Je veux d'ores et déjà devancer les spéculations - il n'y aura aucune discussion sur l'Union douanière, le gouvernement ne prépare aucun document", a-t-il affirmé.
La Russie a fait miroiter des milliards de dollars d'aide à Kiev si elle se décidait à rejoindre son Union douanière.
L'opposition a accusé M. Ianoukovitch de "vendre" l'Ukraine à Moscou, et réclame son départ immédiat.

Libé
Jeudi 12 Décembre 2013

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