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La police intervient violemment dans les manifestations à Khartoum

Le gouvernement soudanais maintient mordicus l’augmentation des prix des carburants




La police intervient violemment dans les manifestations à Khartoum

La police soudanaise a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser samedi à Khartoum des milliers de manifestants qui réclamaient la démission du président Omar al Bachir et condamnaient la répression de ces derniers jours, rapportent des témoins.
Des manifestations souvent violentes, au ton de plus en plus politique, ont eu lieu tous les jours cette semaine après la suppression lundi dernier des subventions au prix des carburants et du gaz domestique. «M. le Président, à la lumière de ce qui est arrivé, nous exigeons l’arrêt immédiat des mesures économiques. Le gouvernement n’a pas autorisé les citoyens à manifester pacifiquement», déclarent 31 membres du Mouvement islamique et du Parti du Congrès national au pouvoir dans une pétition. Il s’agit d’une initiative politique très inhabituelle dans un pays où les responsables politiques n’ont pas pour habitude de critiquer publiquement le président.
Quatre manifestants ont été abattus vendredi par des tireurs non identifiés, selon la police, portant à 33 morts le bilan officiel de ces troubles. Mais des organisations de défense des droits de l’Homme avancent un chiffre presque deux fois plus élevé.
Dans le quartier de Bourri, à Khartoum, près de 3.000 personnes ont participé samedi aux funérailles d’une des victimes de la veille, un médecin issu d’une grande famille commerçante, aux cris de «liberté, liberté», «le peuple veut la chute du régime» ou encore «Bachir assassin».  A plusieurs reprises, les forces de l’ordre ont lancé des gaz lacrymogènes en direction de la foule.
Les manifestations de vendredi, qui ont rassemblé quelque 5.000 personnes, ont été les plus importantes depuis des années dans la capitale soudanaise. Omar al Bachir, au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1989, a pour l’heure évité une révolte inspiré du Printemps arabe, notamment du fait de l’incapacité de l’opposition à surmonter ses divergences, mais la corruption et l’inflation galopante pèsent sur les Soudanais, d’autant plus qu’avec l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, le pays a perdu les trois quarts de sa production de pétrole.
Par ailleurs, les autorités soudanaises ne reviendront pas sur leur décision d’augmenter les prix des carburants, en dépit des manifestations de protestation et des critiques de dignitaires politiques et religieux, a indiqué dimanche le ministre de l’Information,  Ahmed Bilal Osmane.

Libé
Lundi 30 Septembre 2013

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