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La photographie comme moyen de lutter contre le racisme

Jeunes Marocains de 18 à 25 ans, à vos appareils photos!




La photographie comme moyen de lutter contre le racisme
La délégation de l’Union européenne au Maroc et la Fondation Orient-Occident lancent un concours de photographie sur le thème de la lutte contre le racisme. Ainsi, la Fondation offre une structure pour promouvoir les cultures d’ici et d’ailleurs et renouer le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.
Par le biais de la culture, de l’art et de la réflexion, l’Union européenne et la Fondation Orient-Occident entendent  lutter contre le racisme. Permettant un éveil des consciences, cette expérience conduit à un esprit critique et à un rapprochement entre des individualités particulières qui finissent par se conjuguer et s’harmoniser.
Stigmatisation, discrimination, xénophobie ou encore ethnocentrisme sont des termes que les jeunes Marocains seront amenés à observer et photographier. 
Les jeunes amateurs photographes âgés de 18 à 25 ans sont conviés à livrer leur regard sur la question de la tolérance, du vivre-ensemble, du dialogue interculturel et de la lutte contre les préjugés. Une sélection des meilleurs clichés sera effectuée par un jury professionnel, et une exposition organisée en partenariat avec la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM), inaugurée le 08 mai 2014 permettra à ces jeunes artistes d’être vus et appréciés par le grand public. En effet, les trois meilleures photos seront récompensées, et les vingt meilleures feront l’objet d’une publication et d’une communication ultérieures. 
Le Maroc est une terre d’accueil pour des milliers de migrants subsahariens, principalement des Nigérians, Maliens ou Sénégalais. Dans beaucoup de cas, le transit se transforme en séjour forcé plus ou moins long. De nombreuses Ong  dénoncent des violences racistes envers les migrants subsahariens, dans un pays où être noir n’est pas toujours apprécié par une partie de la population. En août dernier, Ismaïla Faye, jeune Sénégalais était poignardé à mort par un Marocain à la gare routière de Rabat, pour une place dans un autocar. Quelques jours avant, un Congolais mourait des suites de ses blessures, ayant été jeté d’une fourgonnette en marche par des policiers alors qu’il devait être reconduit à la frontière. Des actes racistes dans une société qui peine à être tolérante. 
La place des migrants dans la société marocaine est nourrie d’animosité. Surnommés “Les Roms du Maghreb”, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, les Subsahariens sont victimes de préjugés qui doivent être rendus plus intelligibles. Un exercice qui permet aux jeunes générations d’apaiser les tensions et de constater des faits de société de leurs propres yeux. 

Danaé Pol
Vendredi 14 Mars 2014

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