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La philanthropie, une passion avant tout américaine




En promettant de transmettre 99% de ses actions à sa nouvelle fondation, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, s'inscrit dans une tradition philanthropique avant tout américaine, les ultrariches du reste du monde étant moins prolixes.
La figure du milliardaire philanthrope est avant tout incarnée par Bill Gates, le fondateur de Microsoft et plus grande fortune du monde (79,6 milliards selon Forbes), qui a lancé sa fondation en 2000 avec son épouse Melinda.
Soutenue depuis 2006 par leur ami et milliardaire Warren Buffet, qui a promis d'y consacrer l'essentiel de sa fortune, la fondation investit chaque année dans la santé et le développement des pays pauvres et MM. Gates et Buffett appellent leurs pairs milliardaires à leur emboîter le pas.
Ils trouvent de l'écho surtout aux Etats-Unis : selon une étude de la banque UBS et du cabinet d'audit PwC, 14% des milliardaires américains se disent prêts à suivre leur exemple, contre 3% des Européens et 0,4% des Asiatiques.
L'image des milliardaires français comme Bernard Arnault ou François Pinault est plus volontiers associée à celle du collectionneur d'art, les deux hommes ayant investi des sommes importantes dans des fondations artistiques et dans le mécénat. 
A une échelle moindre, la générosité est présente au sein des grandes fortunes françaises mais "elles communiquent moins bien, l'argent reste dans le domaine de l'intime et du secret en France alors qu'aux Etats-Unis il y a un art du faire savoir", souligne Yaele Aferiat qui dirige l'association française des "fundraisers", les collecteurs de fonds.
A contrario, "aux Etats-Unis, la philanthropie est un élément de socialisation", explique-t-elle à l'AFP. "Le give-back (rendre ce qu'on a eu) est presque un incontournable quand on a réussi". "Il y a un effet d'émulation avec d'autres personnes et une question de statut social", abonde Laurent Mellier, directeur du développement à l'Eole polytechnique.
Selon ce spécialiste de collecte de fonds, "l'image" est bien sûr une des motivations essentielles de ces milliardaires, "mais ils ne sont pas obligés de le faire et leur apport est considérable, souvent plus important que celui des pouvoirs publics".
Les premiers philanthropes de l'ère industrielle, les Rockefeller, les Carnegie, avaient une approche humanitaire de leur action. C'est encore le cas aujourd'hui, mais les nouveaux donateurs, des "self-made-men" plus jeunes, se consacrent aussi à d'autres projets, liés aux révolutions technologiques et à la recherche.

Libé
Vendredi 11 Décembre 2015

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