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La nouvelle Constitution du Maroc, celle de l’ère Mohammed VI a été adoptée !




Il ne s’agit pas d’un raz-de-marée comme c’était le cas lors des précédents scrutins donnant des chiffres à tourner la tête, avoisinant les 99.99%.
Cette fois, le taux de participation est du domaine du plausible : 73,46%. On est entré dans la normalité !
Le nouveau texte constitutionnel proposé au peuple a été entériné après une campagne très animée, voire rude parfois.
Il faut le dire, les citoyennes et les citoyens se sont finalement prononcés. C’est à eux que revenaient le dernier mot. Ils étaient les seuls, une fois dans l’isoloir, à faire en leur âme et conscience le bon choix !
Après son examen, la nouvelle Loi fondamentale entrera officiellement en vigueur avec à la clé des élections anticipées et la désignation du chef de gouvernement  parmi la majorité dégagée par le scrutin. Un chef de gouvernement aux larges pouvoirs.
D’ores et déjà, certains esprits malintentionnés ou sceptiques mettent en doute la capacité du nouveau Premier ministre à gérer les affaires de l’Etat tel que le prévoient les dispositions de la nouvelle Constitution et se posent la question : le chef de gouvernement sera-t-il à la hauteur de la mission qui lui est dévolue ?
C’est évident qu’il faudra un temps d’adaptation. Mais est-ce que le facteur temps dont il disposera sera suffisant pour assumer ses responsabilités ?
En réalité, la marge de manœuvre du nouveau chef de gouvernement est très étroite. Mais néanmoins, il a la possibilité de donner, dès les premiers jours, les prémices de sa gouvernance.
C’est là un défi lancé à tous les partis pour montrer leur détermination et leur capacité à gérer le pays selon les dispositions de la nouvelle Constitution.  Il y a ceux qui disposent des structures nécessaires qu’il s’agira de peaufiner et d’adapter au nouveau paysage ainsi créé. D’autres sont sclérosés ou n’existent que sur le papier. Ceux-là, leur mort clinique est déjà annoncée.
Un avantage que va offrir la mise en place des nouvelles structures démocratiques ainsi créées depuis le 1erjuillet, c’est qu’il va permettre de séparer le bon grain de l’ivraie. Ce qui veut dire que l’on va assister à un renouvellement du paysage politique marocain.
Les partis traditionnels qui, nous l’avons dit, disposent déjà des atouts nécessaires pour se conformer avec la nouvelle Constitution devront néanmoins procéder à un remaniement au sein de leurs instances. Le match n’est pas gagné d’avance ni pour les uns, ni pour les autres. Il ne s’agit pas pour eux de dormir sur leurs lauriers.
On sait que  les manœuvres et comportements de certaines autorités, avaient créé l’écœurement chez les Marocains à l’égard de la chose politique. Les citoyens n’avaient plus envie de s’investir dans la politique, et s’il leur arrivait à le faire, c’est soit par  opportunisme ou par intérêt mercantile. Pour bon nombre d’entre eux, du moins. On avait réussi ainsi à altérer la vie politique dans le pays.
Si aujourd’hui, le Marocain ressent que le jeu en vaut la chandelle, il est prêt à s’intéresser à nouveau à la politique et à faire confiance aux partis qui le méritent.
Contrairement à ce que véhiculent certains pseudo-spécialistes ou analystes de circonstance, le citoyen marocain n’est pas en fin de compte un apolitique. Il est prêt à participer à la vie politique. Il suffit de lui donner les raisons de croire à nouveau à la politique. Donc qu’il soit convaincu du discours transmis et du sérieux et de la probité des hommes politiques.
Certes, la misère et la pauvreté sont exploitées par les chasseurs de voix qui en font leur fonds de commerce pour se construire une carrière politique dont le but est de bénéficier de l’immunité pour s’enrichir aux dépens de la misère des gens, sinon faire prospérer leurs affaires à l’abri de toute poursuite.
Avec les nouvelles structures constitutionnelles mises en place par les dispositions de la nouvelle Loi fondamentale, il va devenir plus difficile à ce genre de personnages de poursuivre leurs manœuvres qui frôlent souvent le délictueux.
On pourra avoir la Constitution la plus parfaite qui soit, c’est à nous, c'est-à-dire aux Marocains, qu’il revient d’en tirer le meilleur profit. Somme toute, la Loi fondamentale d’un pays ne constitue finalement qu’un cadre contenant des dispositions constitutionnelles. Si l’on sait comment les utiliser, les exploiter, cela nous permettra de rejoindre le concert des grandes nations démocratiques, sinon cela aurait plutôt l’air  d’une coquille vide.

Youssef BENZAHRA
Lundi 4 Juillet 2011

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