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La mortalité infantile baisse, mais celle des jeunes adultes augmente




La mortalité a globalement baissé dans 50 pays depuis cinquante ans, d'après une étude publiée dans The Lancet. Mais pour la première fois, les enfants ne sont plus les plus exposés aux morts prématurées: les adolescents et les jeunes adultes ont désormais un taux de mortalité plus élevé.
A tel point que les jeunes hommes de 15 à 24 ans ont deux à trois fois plus de chances de mourir que les petits garçons de 1 à 4 ans. Depuis 50 ans, la mortalité a baissé d'environ 90% chez les enfants, grâce notamment aux avancées médicales en matière de maladies infectieuses. Mais chez les adolescents, les taux de mortalité n'ont pas chuté aussi vite.
Comment interpréter ces chiffres? L'étude de The Lancet explique: «Les adolescents et les jeunes adultes ont moins bénéficié de la transition épidémiologique que les enfants. Cela montre une inversion des schémas de mortalités depuis 50 ans.»
En cause: les suicides, la violence et les accidents de la route, que ce soit dans des pays pauvres ou des économies développées (l'étude se fonde sur des pays de l'OCDE, d'Amérique du Sud ou encore de l'ex-URSS).
Le chercheur Russel Viner, de l’University College London Institute of Child Health, qui a mené l'étude, renchérit sur le site de la BBC: «La vie moderne est bien plus toxique pour les adolescents et les jeunes. Nous avons observé des augmentations des accidents de la route, des violences et des suicides qu'on ne voit pas chez les enfants.
Alors que l'adolescence était le moment où on était en meilleure santé avant, ce n'est plus le cas aujourd'hui.»
Il a également eu un pic de suicides en ex-URSS dans les années 1990. Mais dans les pays riches, ce taux a commencé à baissé ces dernières années. Et ces tendances s'exportent vers les pays en voie de développement. Or l'urbanisation et la rupture des liens sociaux traditionnels sont des facteurs de mortalité accrue, car ils mènent les jeunes adultes à potentiellement plus de violence et de comportements risqués, comme l'explique Michael Resnick, co-auteur de l'étude: «Les plus graves menaces à la santé de jeunes adultes, en dehors de vivre dans une pauvreté extrême et dans des zones d'épidémies et de guerre dérivent des comportements qu'ils adoptent et du contexte dans lequel ils se trouvent.»
Ainsi, le rapport de The Lancet recommande de prendre en compte ces facteurs dans la lutte contre la mortalité: «Dans le futur, les objectifs de santé globaux devront se concentrer aussi sur les problèmes de santé des personnes âgées de 10 à 24 ans.»

Slate.fr
Samedi 2 Avril 2011

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