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La mondialisation, ses effets et ses exigences




La mondialisation, ses effets  et ses exigences
Aujourd’hui, avec les interférences de l’international, le national et le local et les changements économiques et politiques qui en découlent, toute politique et tout travail de recherche scientifique doivent tenir compte des exigences et des effets du contexte global actuellement en vigueur, à savoir une planète qui se mondialise. Il s'agit d'un processus qui entraîne de profondes mutations dans les politiques internationales, régionales, nationales et locales, affecte sérieusement les interactions et les interdépendances des différents échelons territoriaux presque à  tous les niveaux de la vie et exige des efforts d'adaptation et d'intégration.
Depuis les années quatre vingt-dix, on découvre que le pouvoir n'est plus intégré dans la logique de centralité politique et qu'il a tendance à s'inscrire dans une logique d'acteurs et réseaux multiples. La mondialisation des régulations économiques et le développement des systèmes de communication ont poussé les Etats à revoir leurs modes de gestion politiques et économiques. Tous les Etats expriment au niveau du discours le besoin d’innovation et de transformation des rapports entre le politique et l’économique, entre le politique et le social, entre le privé et le public et entre l’Etat et ses partenaires extérieurs. Bref,  l'Etat n'est plus au centre, et l'on commence alors à redéfinir le nouveau contexte et à s'interroger sur l'évolution du style de gouvernement.
Dans ce contexte, aborder la mondialisation et la globalisation pour nous est une  volonté, en tant qu'aménagiste urbaniste, d’ouvrir le débat au sujet des changements en vigueur. Intéressé par la viabilisation des territoires et par l'installation de tous les réseaux nécessaires à la mise à niveau de ses territoires, nous estimons qu’il est temps d’interpeller les acteurs politiques et économiques pour engager les efforts d’analyse et de lecture géopolitique de la mondialisation en tant que problématique qui s’impose avec urgence ; une problématique qui doit orienter le débat vers la spatialisation de la réflexion sur ce processus avec ses effets, ses exigences spatiales et ses tendances surtout en matière de la logique de recomposition du pouvoir et des politiques.
Le devenir de nos territoires et de nos concitoyens qui y vivent nous interpelle sur ce processus jugé inéluctable. Qu'on le  veuille ou non, nous vivons aujourd'hui dans un monde qui se globalise avec de nouvelles logiques de gouvernance et dont les décideurs rêvent d’imposer de plus en plus une concurrence planétaire dans le cadre d'un marché mondial totalement libre caractérisé par une situation d'inégalités des chances et des capacités d'intégration (fiction des ultralibéraux). Ce système-monde, générateur non seulement de dysfonctionnements, favorise les rivalités géoéconomiques entre Etats, la montée des inégalités à l'intérieur des pays. Sous les yeux des néolibéraux, c’est un processus irréversible, indépendant de la volonté humaine, comme s'il s'agissait de la gravitation universelle, à laquelle aucune personne, entreprise ou nation ne peut échapper. Ses répercussions sur les politiques publiques sont certaines. Tous les Etats, souffrant de plus en plus de la perte de pouvoir face au  marché et des transnationales, sont interpellés sur le fait d'abandonner les modes de gouvernement classique et faire preuve dans leurs politiques d'une gouvernance participative et démocratique. Il s'agit de promouvoir le local et surtout le local urbain et d’en faire un champ mondial supplémentaire aussi important pour la communication, la finance, l'investissement, les migrations et le commerce. En effet, l'urbanisation mondiale accélérée fait de la ville un lieu privilégié où se jouera la bataille de la mondialisation.
Ceci dit, l'analyse de la mondialisation devrait être menée à notre sens dans une optique systémique qui consiste à «lire le monde en pensant à l'espace». L'essentiel pour nous est de répondre à la question suivante : Au sein du processus de la mondialisation, le pouvoir central marocain fait-il preuve d'imagination pour  parvenir réellement à gérer la vie collective et améliorer le bien-être de ses citoyens ? Est-il capable par sa logique de trouver de nouvelles idées pour résoudre les problèmes technologiques et sociaux et promouvoir une vraie démocratie participative?. Le Maroc est-il sur la voie de dynamiser les atouts du registre principal en l’occurrence «le local» et principalement «le local urbain» en tant que lieu privilégié de la pratique de la bonne gouvernance et où se jouera la bataille de la mondialisation ?

Par Lhoussain Boukharta
Mardi 15 Janvier 2013

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