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La mise à niveau des mosquées peine à trouver son rythme de croisière


Sur 2.044 mosquées fermées, seules 642 ont été réhabilitées



La mise à niveau des mosquées peine à trouver son rythme de croisière
Le programme de mise à niveau des mosquées anciennes peine à trouver son rythme de croisière. Sur 2.044 mosquées fermées, seules 642 ont été réhabilitées ou sont en cours, soit 32% des opérations prévues. Des réalisations qui ont nécessité la mobilisation de 347 millions de DH sans grand effet puisque beaucoup reste encore à faire. En effet, près de 1.432 établissements sont encore sur la liste d’attente.
En réponse à une question orale devant la Chambre des représentants, Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques, a indiqué que parmi ces établissements, 961 mosquées vont demander 1.010 millions de DH pour être réhabilitées.
Le ministre  a souligné, par ailleurs, que l’année 2011-2012 a enregistré la réhabilitation de 422 mosquées, soit un taux de réalisation de 39% avec un budget de 917 millions de DH tout en précisant que sur les 2.044 mosquées fermées par la Commission chargée de faire l'expertise des anciens lieux de culte présentant des risques d'effondrement, près de 130 ont été recensées comme fermées ou désertées par les fidèles.
Cependant, ces réalisations  semblent loin de celles de 2010 qui ont enregistré la démolition et la reconstruction de 53 mosquées fermées et le réaménagement et la restauration de 191 autres pour un coût de 300 MDH.
Comment peut-on expliquer ce retard ? Ahmed Taoufiq ne donne pas d’explication. Cependant, son discours laisse penser que les  2,7 milliards de dirhams alloués à la mise à niveau des mosquées anciennes ne semblent pas répondre aux besoins. En effet, les 19.205 mosquées expertisées par les commissions régionales qui ont décidé la fermeture totale de 1.256 mosquées et partielle de 416 mosquées ainsi que  la démolition et la reconstruction de 513 mosquées exigent des moyens humains, financiers et techniques d’une grand ampleur que le ministère compte chercher au-delà de ses propre fonds auprès des bienfaiteurs.
Le cadre légal pose également problème. Le ministre a pointé du doigt l’absence d’un cadre légal permettant la délimitation des responsabilités et l'articulation nécessaire entre les missions des différentes parties prenantes.
A rappeler que la mise en œuvre de cette stratégie nationale a été lancée, dans un premier temps, dans le Grand Casablanca avant d’être généralisée aux autres régions conformément à un échéancier à long terme.
Cette stratégie s’articule autour de quatre principaux axes, à savoir le Programme d’urgence de construction de mosquées dans les quartiers périphériques, le Programme de préservation et de restauration des mosquées historiques, le Programme de construction des moyennes et petites mosquées en zones urbaines et le Programme de mise à niveau environnementale des mosquées et établissements d’enseignement traditionnel.

Hassan Bentaleb
Vendredi 18 Janvier 2013

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