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La marée noire s'approche des côtes du golfe du Mexique : Barack Obama accentue la pression sur BP




Le Président américain Barack Obama a accentué davantage la pression sur la compagnie pétrolière BP sommée de colmater la gigantesque marée noire qui s'approche des côtes du golfe du Mexique, laissant présager une catastrophe écologique et économique.
«Que cela soit bien clair. BP est responsable de la fuite. BP paiera la facture», a déclaré Obama lors de son déplacement en Louisiane. Il a promis que le gouvernement ferait «tout ce qu'il faut, aussi longtemps qu'il le faut» pour lutter contre les conséquences de la pollution dans cette région dont les côtes de quatre Etats (Louisiane, Mississippi, Floride et Alabama) sont menacées par la nappe.
«Nous sommes confrontés à une catastrophe écologique peut-être sans précédent», a-t-il estimé.
Le Président américain a fait le tour des marais de Louisiane et a survolé les côtes où l'industrie de la pêche pourrait être affectée.
Les autorités américaines ont interdit dimanche pour une durée d'au moins dix jours toute activité de pêche dans les eaux fédérales en raison de préoccupations liées à la contamination des fruits de mer.
«Cette journée est épouvantable. Les gens peuvent continuer de pêcher à l'ouest du Mississippi mais si la nappe continue de s'étendre, l'ensemble de la côte sera fermée», a déclaré à Reuters à Venice Roger Halphen, dont tous les membres de la famille travaillent dans l'industrie de la pêche.
En 2008, le commerce de la pêche dans le golfe du Mexique a représenté plus d'un milliard de livres (450 tonnes) de poissons et crustacés, soit 20% de la production nationale, selon des estimations du gouvernement.
Si une équipe d'agences gouvernementales est mobilisée pour apporter de l'aide sur place, Obama a assuré que BP, propriétaire de la plate-forme à l'origine de la catastrophe, serait chargé des opérations de nettoyage dont la facture pourrait s'élever à des milliards de dollars. «Notre boulot consiste au fond à ne pas lâcher British Petroleum pour qu'elle assume ses responsabilités à la fois devant la loi et contractuelles, pour agir et stopper cette marée noire», a déclaré à CNN le secrétaire à l'Intérieur, Ken Salazar.
Le coût total de cette marée noire pourrait s'élever à 7 milliards de dollars, a indiqué Neil McMahon, analyste chez Bernstein. Les analystes de Morgan Stanley ont parlé d'une facture de 3,5 milliards de dollars.
Depuis l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon fin avril, dans laquelle onze personnes ont trouvé la mort, des centaines de milliers de barils de pétrole fuient chaque jour dans le golfe du Mexique.
Pour tenter de colmater la fuite, BP planche sur la mise en place d'un dôme en forme de couvercle qui serait déposé sur le pipeline. Le dôme récupérerait le pétrole et l'acheminerait à la surface, selon des responsables de la compagnie. Le premier des deux dômes sera déployé dans les six prochains jours.
Selon GP, boucher le puits situé à 1,6 km de profondeur est une opération extraordinairement compliquée qui pourrait prendre des semaines voire des mois. Le cours des actions BP et de celles des autres compagnies impliquées dans le projet s'est effondré la semaine dernière, plombé par les inquiétudes concernant la responsabilité de BP dans cette catastrophe écologique qui pourrait dépasser en ampleur celle de l'Exxon Valdez en Alaska en 1989.
Les responsables du gouvernement peinent à déterminer la quantité de pétrole libéré chaque jour mais ont toutefois relevé leurs premières estimations fixées à 5.000 barils par jour.
«Dans le pire des scénarios, 100.000 barils de brut par jour (15,9 millions de litres) pourraient s'échapper du puits», a déclaré Salazar.
«Il est impossible d'avoir une estimation du volume actuel», a indiqué pour sa part à CBS News Doug Suttles, chargé de l'unité de production et d'exploration de BP.
Les garde-côtes ont déployé des kilomètres de barrages flottants pour tenter d'endiguer la nappe mais des vents violents et une mer agitée ont entravé les efforts et les tentatives de bateaux et des avions de déverser des dispersants chimiques sur la nappe.

Reuters
Mardi 4 Mai 2010

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