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La manucure de la présidente philippine nommée à un poste clé




La présidente philippine Gloria Arroyo a nommé sa manucure à un poste largement rémunéré dans une agence gouvernementale chargée du logement, une décision qui a soulevé les critiques d’un candidat à l’élection présidentielle évoquant une “culture du clientélisme”.
Anita Carpon, manucure de la présidente Arroyo et présentée comme sa styliste, a été nommée au conseil d’administration d’une agence chargée de financer les logements des fonctionnaires, a indiqué jeudi Gary Olivar, le porte-parole de la présidence.
Elle touchera à ce poste un salaire mensuel d’environ 130.000 pesos (2.900 dollars), soit le double du salaire de la présidente Arroyo, selon la presse.
“Il n’y a pas de raisons qu’entretenir une relation de confiance avec la présidente puisse la desservir”, a déclaré M. Olivar.
Mme Carpon est une employée du gouvernement et représentera dans cette agence les employés à bas salaire auxquels les fonds de l’agence sont destinés, a-t-il argumenté. “La présidente souhaite que les employés gouvernementaux aux plus faibles salaires soient présents au conseil d’administration car ce sont eux qui ont besoin d’aides au logement”. La nomination a été vertement critiquée par le camp du candidat favori à la présidentielle du 10 mai, Benigno Aquino, fils de l’ancienne présidente Corazon Aquino.
Pour Butch Abad, responsable de campagne de M. Aquino, Mme Arroyo a agi sans considération pour l’intérêt général.
“Elle accentue cette culture du clientélisme politique dans le pays, en nommant des gens qui lui sont loyaux à des positions sensibles sans se soucier de leur qualification”, a-t-il estimé. Cela fait suite, selon lui, à une série de nominations controversées faites par la présidente dans la justice et l’armée, à moins de trois mois de la fin de son mandat. M. Aquino, qui a notamment pour programme la lutte contre une “corruption endémique”, a par ailleurs appelé jeudi les gouvernements étrangers à ne signer aucun nouveau contrat avec l’administration Arroyo d’ici à la fin de son mandat, invoquant des risques de corruption.
Il a mis en cause des contrats de 300 milliards de pesos (6,7 milliards de dollars) signés ces deux derniers mois par le département de la Défense et qui seront “examinés de près”.

AFP
Samedi 24 Avril 2010

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