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La malbouffe, protégez vos enfants !


Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme



La malbouffe, protégez vos enfants !
La malbouffe est le mal du siècle. Mais quand ce sont les enfants qui sont touchés, les risques sont plus graves. En effet, les  fast-foods ont bonne presse auprès des jeunes. Ils ont ainsi investi leur quotidien avec tous les impacts négatifs que cela comporte.  Il faut avouer que même certaines familles n’ont aucune idée de ce que doit être une alimentation saine. Pourtant, tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il faut savoir résister aux envies des enfants. Facile à dire qu’à faire, ripostent certains parents.
Docteur Farhat Amina, pédiatre à Casablanca est indignée. «Ces derniers temps, on remarque malheureusement une tendance à l’obésité. On se trouve en face d’enfants mal nourris», soutient-elle. Ce qui constitue,  selon elle, un terrain fertile pour les maladies cardiovasculaires, les allergies,  voire l’hypertension, une pathologie nouvelle chez les enfants. On  pointe du doigt les fast-foods.  Ce n’est un secret pour personne que les enfants en raffolent.  Ces derniers en ouvrant leurs portes près des établissements scolaires font automatiquement grimper leur chiffre d’affaires mais aux dépens de la santé des bambins. «Outre les repas de midi, les enfants y accourent même pour leur collation», explique encore notre pédiatre. Mais en fait ces établissements ne sont pas les seuls à incriminer les menus qu’ils commercialisent, certains parents assument une grande responsabilité. « Lors des consultations, quand je pose la question :«Dites-moi madame, que prend votre enfant ? ». Au début, elle me répond rien de spécial, mais quand je pousse la conversation plus loin, j’apprends malheureusement que chez lui ce sont les boissons gazeuses à profusion, les jus de fruits industrialisés et même l’eau aromatisée», explique la pédiatre. Et d’ajouter scandalisée : «Et puis sous prétexte d’un manque de temps, les mamans s’approvisionnent en plats cuisinés. Après cela, on vient se poser des questions qui n’ont pas lieu d’être. Cela coule de source. Des parents sont gagas devant leurs enfants et ne se montrent pas assez fermes à leur égard. Pourtant, il faut savoir dire non ». «Je mets un point d’honneur à chouchouter mes enfants afin de leur épargner toutes les privations que j’ai vécues à leur âge», déclare fièrement ce père. Ce n’est pourtant pas en les goinfrant qu’on leur rendra service. Ajouter à cela, le fait qu’ils restent collés tout le temps devant un ordinateur  pour grimper ensuite dans une  voiture qui le déposera presque devant la classe. A trop couver ses enfants, on finit par les rendre impotents. Cette maman, quant à elle, semble avoir trouvé la recette magique : «Depuis leur jeune âge, j’ai toujours veillé à ce que mes enfants aient une alimentation saine. Ils ont commencé à apprécier tôt, entre autres, le goût de l’huile d’olive et celui du miel en place et lieu de la confiture. Même les yoghourts sont faits maison ainsi que les gâteaux. Quant aux pâtes dont ils raffolent, je les prépare avec des sauces à base de légumes». Est-ce à dire que ces enfants sont condamnés à vivre en dehors  du temps et ne subissent de ce fait aucune pression de leur entourage ? Bien sûr que non, renchérit ladite maman. «Il nous arrive de faire des sorties en famille  et là,  ils s’en donnent à cœur joie. Parfois également, c’est une récompense pour une bonne note obtenue à l’école». Une bonne frite ou un bon hamburger une ou deux fois par mois n’a rien de dramatique. Tout est une question de dosage. Cela dit, il est tout à fait possible de ne pas se priver tout en mangeant santé, et ce tout simplement en prenant le temps de manger maison.
C’est l’affaire de tous. D’abord celle des parents, puis celle de l’école dont les responsables doivent garder un œil sur le contenu du goûter des petits. Ils pourraient même établir un programme pour toute la semaine. Des tartines au fromage, jus qu’aux laitages en passant par les fruits, les choix sont très diversifiés. Dr Farhat, va encore plus loin. D’après elle et vu  l’importance que revêt la question, elle devrait être discutée sérieusement  lors des  réunions des parents d’élèves. C’est même une question de santé publique.

Nezha Mounir
Samedi 9 Mars 2013

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