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La majorité se taille la part du lion




Rapport de la HACA sur la
couverture des
dernières élections communales et
régionales par
les médias
audiovisuels
 
La répartition du temps d’intervention des représentants des partis dans les médias audiovisuels lors des élections générales communales et régionales 2015, qui se sont déroulées du 22 juillet 2015 au 03 septembre 2015, place le Parti de l’Istiqlal, le PJD et le PAM en tête des formations politiques ayant le plus bénéficié du temps de  parole, selon le rapport descriptif de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) couvrant cette période.
Ces trois partis ont bénéficié, à parts relativement égales, respectivement de  10,56% (10h12), 10,42% (10h05) et 10,12% (9h47), souligne le rapport qui classe l’USFP en quatrième position avec 8,90% du temps de parole, (8h36). La formation socialiste est suivie par  le PPS et le RNI, avec 7,95% de temps de parole pour le premier (7h41) et 7,19% pour le second (6h57).
Les quatre dernières places du top 10 sont réparties entre le Mouvement populaire (5%, 4h50), la coalition des partis de la gauche démocratique (4,98%,  4h49),  le FFD (4,26%, 4h07) et l’UC (3,7%, 3h38).
Suivent juste après le MMS (2,48%,  2h23), le parti des néo démocrates (2,16%, 2h05) et  le PLM (2,15%,  2h04).
Soulignons que le PRV et le PGVM ont bénéficié quasiment du même temps de parole avec (1,76%), soit 1h42. Ces formations devancent le PLJS (1,73%, 1h40),  PSD (1,71% 1h39), Al AHD (1,63%, 1h34) et PRE (1,47%, 1h25), révèle le rapport dont la première partie présente des données quantitatives relatives à cette couverture. Notamment le volume horaire des programmes dédiés aux élections, les interventions des partis et des candidats et leur répartition selon le sexe et la langue, les catégories d’intervenants, les sujets traités et leur portée spatiale.
Dans cette partie, la HACA relève, entre autres, que les partis de la majorité parlementaire ont atteint 45% de l’ensemble des interventions des partis politiques dans les médias de communication audiovisuelle,  contre 35% pour les partis de l’opposition parlementaire et 20% pour les partis non représentés au Parlement ;  que  468 représentants de partis politiques ont pris la parole sur 22 services, pour une durée de 97 heures, dont 105 femmes (22%), sachant que le volume horaire de leurs interventions a été réparti presque à égalité entre les secteurs public et privé.
S’agissant de la part des interventions des représentants des partis politiques, à portée spatiale locale, elle a atteint 19% du volume horaire global de leurs interventions, alors que la part des sujets en rapport avec les régions a atteint 3%. Quant aux sujets à portée spatiale nationale, leur part a atteint 78%.
Le rapport indique aussi que  36 services radiophoniques et télévisuels publics et privés ont attribué, durant toute la période électorale, un total de 2628 couvertures médiatiques ayant été classifiées durant le suivi en 10 sujets centraux.
Dans la seconde partie de son rapport, la HACA présente une évaluation du degré de respect par les médias de communication audiovisuelle de la mise en œuvre des dispositions de la décision susmentionnée prise par le CSCA. Il y est notamment relevé que les services de la SNRT ont reçu, sans exception, l’ensemble des partis participant aux élections (32 partis, dont 3 présentés au nom d’unions de partis), alors que 12 autres ont pris la parole dans les services de la société « SOREAD-2M » et entre 6 et 28 partis sur chacun des services privés ; que le sujet des droits des femmes en général et de leur participation politique en particulier, a atteint une part de 40% du volume horaire global de la prise de parole des représentantes des partis politiques, alors que la part de ce sujet n’a pas dépassé 2% dans les interventions des citoyens,  5% dans celles des experts et des professeurs universitaires et 13 % dans celles des acteurs associatifs.
Le rapport indique également que la majorité des services audiovisuels publics et privés ont traité, dans quelques-uns de leurs bulletins ou programmes durant la période électorale, de sujets se rapportant aux personnes à besoins spécifiques.
Il est à rappeler que les missions constitutionnelles et légales de la Haute autorité de la communication audiovisuelle consistent à veiller au respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les médias audiovisuels.

Alain Bouithy
Mercredi 18 Novembre 2015

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