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La kinésithérapie sans effet sur les malades en début de Parkinson




La kinésithérapie et l'ergothérapie n'ont pas d'effet sur les patients qui en sont au début de la maladie de Parkison, selon une étude britannique publiée mardi.
Cette façon habituelle de soigner les patients à un stade léger à modéré de cette maladie neuro-dégénérative est un gaspillage de temps et d'argent, estiment les auteurs de cette étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Neurology.
La maladie de Parkinson attaque le système nerveux central et affecte environ 7 millions de personnes dans le monde, dont 4% ont plus de 80 ans.
Un essai a été réalisé auprès de 762 patients au Royaume-Uni, choisis de manière aléatoire, qui en sont à un stade léger à modéré de la maladie.
Ces patients avaient tous des difficultés dans la vie quotidienne pour par exemple boutonner leur chemise ou brosser leurs dents. La moitié d'entre eux ont suivi des séances de kinésithérapie ou d'ergothérapie.
La kinésithérapie a pour but d'établir un diagnostic et de soigner des blessures ou un handicap, tandis que l'ergothérapie vise à aider les patients à vivre avec et à améliorer leurs capacités dans la vie quotidienne.
Au bout de trois mois, les chercheurs de l'université de Birmingham ont découvert qu'il n'y avait "aucune différence entre les groupes" quant à leur capacité à réaliser des tâches quotidiennes ou dans leurs réponses à un questionnaire à ce sujet.
Ils n'ont pas non plus constaté chez ces patients "d'améliorations cliniques significatives à court et moyen termes".
Pour autant, suggèrent-ils, davantage de temps devrait être consacré à l'exploration du "développement et d'essais de programmes de kinésithérapie intensive et structurée sur des patients à tous les stades de la maladie".
"Nous pourrions conclure que la prescription, pour des patients à un stade précoce de Parkison, de séances régulières de kinésithérapie ou d'ergothérapie ne semble pas rentable", note J. Eric Ahlskog, médecin de la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota).
Les patients pourraient cependant bénéficier d'une kinésithérapie plus ciblée, qui aide par exemple à faire bouger des membres immobilisés ou à améliorer l'équilibre, même si ces pratiques n'étaient pas l'objet de l'étude.
Tous les malades de Parkinson au Royaume-Uni ont accès à ces thérapies. "Cela montre qu'il faut revoir d'urgence les directives actuelles pour les malades de Parkinson", suggère Carl Clarke, professeur à l'université de Birmingham.

Jeudi 28 Janvier 2016

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