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La justice française défavorable à l’extradition de Khalid Skah




La justice française défavorable à l’extradition de Khalid Skah
Le ministère public français a émis un avis défavorable à l’extradition vers Oslo de l’athlète marocain Khalid Skah, accusé par son ex-épouse norvégienne d’avoir enlevé leurs enfants, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, qui a examiné mercredi la demande norvégienne d’extradition, se prononcera le 23 avril.
Vainqueur du 10.000 m des jeux Olympiques de Barcelone en 1992 et double champion du monde de cross-country, Khalid Skah, 47 ans, est au cœur d’un imbroglio diplomatico-juridique entre le Maroc et la Norvège.
L’ancien athlète est en conflit avec son ex-épouse, Anne Cecilie Hopstock, au sujet de la garde de leurs deux enfants. Ces derniers étaient dans un premier temps restés auprès de leur père, à Rabat, après la séparation du couple. Ils ont été rapatriés clandestinement en Norvège par leur mère en 2009, avec l’aide de deux militaires norvégiens.
Oslo a demandé à Paris l’extradition de M. Skah pour soustraction illégale d’enfants entre 2007 et 2009, séquestration et menaces, des accusations qu’il nie avec force.
Mercredi, le parquet général a cependant préconisé un avis défavorable à l’extradition. Il a notamment estimé que l’infraction principale reprochée - la soustraction des enfants à la garde de leur mère- n’était plus d’actualité du fait de leur retour, en juillet 2009, en Norvège, selon une source judiciaire. Il a aussi pointé une difficulté de datation de cette infraction présumée, le jugement norvégien attribuant la garde à Mme Hopstock datant de 2008.
Il a par ailleurs déploré l’insuffisance d’explication norvégienne sur les conditions dans lesquelles les enfants avaient été ramenés en Norvège.
Khalid Skah accuse l’ambassade de Norvège à Rabat de les avoir “enlevés” et d’avoir aidé leur mère à les exfiltrer “illégalement” du territoire marocain.
La Norvège reconnaît avoir temporairement accueilli à leur demande Selma, née en 1993, et Tarik, né en 1996, dans la résidence de l’ambassadeur, estimant que leur sécurité était menacée, mais assure n’avoir joué aucun rôle dans leur sortie du territoire.
 Selon Oslo, les deux militaires norvégiens ayant participé à l’exfiltration ont fait cela sur leur temps libre, et non pas dans le cadre d’une mission officielle.
Mais si tel était le cas, estime de son côté Me Vanessa Stein, l’avocate du champion olympique, les autorités norvégiennes disposaient d’éléments suffisants à l’ouverture d’une enquête sur cette exfiltration. 
Or, “elles ont délibérément choisi de n’entamer aucune poursuite”, affirme-t-elle, en émettant dès lors un doute sur l’impartialité de la justice norvégienne dans cette affaire, et donc sur le caractère équitable d’un éventuel procès de son client en Norvège.
 

AFP
Vendredi 4 Avril 2014

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