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La justice espagnole se saisit du drame de Tarajal

Audition de 16 membres de la Guardia civil en poste dans le préside occupé de Sebta




La justice espagnole se saisit du drame de Tarajal
Les 16 membres de la Guardia civil impliqués dans la tragédie survenue le 6 février 2014 au large de la plage de Sebta connue sous le nom de « Tarajal » ont été auditionnés hier par la juge Maria del Carmen Serván.
Il s’agit, selon Europa Press, de 13 agents, d’un capitaine, d’un lieutenant et d’un sergent qui se trouvaient sur les lieux du drame qui avait coûté la vie à 15 migrants subsahariens.  
Plusieurs immigrés subsahariens qui ont survécu au drame avaient accusé la Guardia civil espagnole d’avoir tiré sur eux en utilisant les balles en caoutchouc, ce qui avait causé la panique et donc la tragédie. Suite à quoi, le ministère de l’Intérieur espagnol avait donné ses instructions à la Guardia civil de ne plus tirer de balles en caoutchouc sur les immigrés qui tentent d’entrer par force dans les deux présides occupés de Sebta et Mellilia.
Selon l’agence espagnole, Europa Press, les membres de la Guardia civil cités par la justice ont usé de matériel anti-émeute à l’exception du lieutenant et du sergent  qui étaient en train de donner des instructions. 
Durant la première journée, la justice devait auditionner trois agents de la Guardia civil et le capitaine. Ce dernier, selon la même source, aurait ordonné le refoulement au Maroc de 23 migrants qui ont pu accéder à la plage de Sebta.
Vendredi prochain, la justice auditionnera le lieutenant et le sergent, alors que les autres agents le seront la semaine suivante et plus précisément les 10 et 11 du mois courant.
Dans un premier temps, les responsables espagnols dont le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz et les responsables de la Guardia civil, avaient nié l’utilisation de balles en caoutchouc contre les Subsahariens, mais après la publication des vidéos du drame attestant du contraire, ils ont  dû rectifier le tir et reconnaître le recours des forces de l’ordre espagnoles à ces moyens répressifs pour dissuader les immigrés irréguliers d’entrer au préside occupé. 

M.T
Mercredi 4 Mars 2015

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