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La haute couture parisienne défile en rangs serrés




Avec en toile de fond la crise financière qui vient de produire ses premiers effets sur un secteur déjà en difficulté, la haute couture serre les rangs et présente au courant de cette semaine un calendrier ramassé ses collections pour l'automne- hiver prochain.
Neuf des onze griffes que compte le cénacle de la haute couture défilent pour la saison, avec pour Christian Lacroix, ce qui pourrait être l'ultime défilé, l'entreprise rachetée par le groupe américain Falic en 2005 étant depuis quelques semaines en redressement judiciaire. Le sort de la griffe-phare née dans l'effervescence des années 80 devrait être scellé d'ici la fin juillet, soit avec l'arrivée d'un repreneur, soit par le licenciement collectif d'une centaine de salariés.
Ce climat de morosité se ressent sur le calendrier. Beaucoup se sont recentrés sur des présentations simplifiées, divisant par deux ou trois le nombre d'invités ou revenant aux fondamentaux. C'est la fin des immenses raouts théâtraux de John Galliano pour Christian Dior, qui a renoué avec une présentation dans les salons de la maison avenue Montaigne, comme cela se pratiquait autrefois.
Et Stéphane Rolland de donner l'exemple: sa deuxième collection pour sa propre griffe est largement inspirée du "sac", accessoire vedette de la garde-robe féminine. Avec aussi un clin d'oeil à l'art nippon ancestral du shibari, il noue et dénoue la structure même de ses modèles, allongeant à l'extrême la ligne avec d'étroits cols cheminée. "J'ai voulu créer une nouvelle distorsion en cassant les courbes et en redessinant la perspective", a-t-il expliqué à l'Associated Press.
Fidèle des drapés et plissés, la collection tourne autour d'une silhouette en "i" à larges pans art-déco où la fluidité et les voilages font mouche, comme de petites robes noires à l'épaule marquée, sur laquelle est parfois juchée une sculpture asymétrique en taffetas de soie.
De larges dégradés argent, corail ou champagne sont travaillés en impressions "tie and dye" et illuminés de pluies de cristaux ou de paillettes. Le créateur a aussi plaqué en bas-relief des motifs années 20 sur des pans de manteaux de mousseline de laine gris perle.
Chez Christophe Josse, la Parisienne est de retour, servie par une silhouette plus architecturale que jamais. Si le noir domine, il est présent autant dans les brillants que dans le mat. La richesse des tissus, organza, satin duchesse, moire de velours ou cachemire fait le reste, marquée d'heureuses rencontres comme entre une robe bustier en chatoyantes plumes de coq, portée sous une veste courte en satin cuir noir.
Comme toujours, la finition est plus que "couture", tant dans le foisonnement des broderies, que la "redécouverte" du précieux tissu breitschwantz ou de la fourragère bijou, utilisée ici comme accessoire pour négligemment retenir un drapé.

AP
Vendredi 10 Juillet 2009

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