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La grève perdure à l’ENA




La grève perdure à l’ENA
Les étudiants de l’Ecole nationale d’architecture entament leur troisième semaine de grève en réponse au projet de réforme de la loi 16-89 régissant la formation et la profession du métier d’architecte. Cette dernière a été présentée au Parlement le 10 avril 2013 par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville.
Son article 4 autorise toute filière d’architecture au sein des écoles privées, à délivrer un diplôme équivalent à celui de l’ENA. Cette décision a suscité l’indignation des architectes (étudiants et en exercice) de l’Ecole nationale d’architecture, qui observent une grève ouverte de « boycott des cours et des examens » soutenue par le corps professoral de cette même école. Il s’en est suivi plusieurs sit-in médiatisés ainsi qu’une pétition.
Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, a justifié cette proposition de loi en avançant un argumentaire privilégiant le déficit d’architectes dans la Fonction publique, et la volonté de régulariser la situation de 144 lauréats d’une école privée, sise à Casablanca, mais il a ouvert, par la même occasion, le domaine de l’architecture à ceux qui ont les moyens de s’acquitter des frais de scolarité élevés et éliminé ainsi tout principe d’équité ou de compétence en la matière.
Affirmant qu’un bon nombre de lauréats travaillent dans la précarité, les étudiants de l’ENA réfutent complètement  les arguments du ministère pour appuyer sa proposition de loi. Ils avancent l’inégalité des chances en créant des écoles privées inaccessibles à la majorité des Marocains issus des classes démunies. Dans cette optique, les étudiants qui organiseront une conférence de presse demain à 9H à la salle de conférence du Syndicat national de la presse marocaine à Rabat, avancent qu’il serait plus logique de développer un partenariat Etat-collectivités locales pour  atteindre cet objectif. Une démarche de proximité déjà entamée à travers la création des trois antennes  de l’ENA à Tétouan, Fès et Marrakech. De plus, ils s’indignent de ne pas avoir été consultés  lors de l’élaboration du projet de loi en question et de ne pas en avoir été informés, ce qui s’oppose fondamentalement à la vision de la nouvelle Constitution s’appuyant sur l’approche participative dans la prise de telles décisions.

Libé
Lundi 10 Juin 2013

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