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La grève du SDJ paralyse les tribunaux du Maroc

Débrayages et sit-in, hier, sur l’ensemble du territoire national




La grève du SDJ paralyse les tribunaux du Maroc
Les tribunaux du Maroc ont été paralysés hier. Après plusieurs mois de répit, les militants du Syndicat démocratique de la justice (SDJ) ont observé une grève de 24 heures pour protester contre la politique suivie par Mustapha Ramid, ministre pjdiste de la Justice et des Libertés, depuis qu’il a pris les rênes de ce département, et pour dénoncer aussi les violations des droits syndicaux.
Des centaines de fonctionnaires de la justice sont ainsi montés au créneau et ont scandé des slogans qui dénoncent les décisions prises par le ministre contre les fonctionnaires du secteur. Ils ont également réclamé que le chef du gouvernement intervienne pour mettre fin aux ponctions sur les salaires des grévistes du secteur de manière arbitraire.
«La grève d’aujourd’hui a été une grande réussite», a affirmé, fièrement, Charifi Alaoui, membre dirigeant du SDJ, dans une déclaration à «Libé». Et d’ajouter: «On ne s’attendait pas au nombre de fonctionnaires qui y ont pris part malgré la menace de prélèvements sur leurs salaires afin de faire  taire leur voix».
A titre d’exemple, après la manifestation devant la Cour d’appel de Casablanca, les fonctionnaires de la justice de la capitale économique, de Settat et d’El Jadida, se sont dirigés en marche pacifique vers le siège du Conseil régional des droits de l’Homme, sis aux Roches Noires. Et malgré la forte présence des forces de l’ordre, les manifestations se sont déroulées dans le calme et sans heurts, selon Charifi Alaoui.
Les fonctionnaires du secteur dans les autres régions du Maroc ont, eux aussi, organisé des sit-in devant les Cours d’appel ainsi que des marches pacifiques.
Il y a quelques jours, le Bureau national du SDJ avait mis en garde contre la poursuite par le ministère de tuelle de sa politique de ponctions sur les salaires des fonctionnaires du secteur «hors de tout contrôle juridique ou administratif».
Par ailleurs, le SDJ avait exprimé sa satisfaction quant à la décision du tribunal administratif rendue récemment en faveur de Fakhreddine Benhaddou, secrétaire général adjoint du Syndicat, démis de ses fonctions depuis presque un an en tant que responsable du secrétariat greffe du tribunal de première instance de Ksar Lekbir. Son seul péché, selon Ramid, est d’avoir participé à un mouvement de protestation contre lui à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège  dudit tribunal.
Cependant, le SDJ n’a pas caché ses craintes face à une éventuelle intervention du ministre pjdiste, d’une manière directe ou indirecte, lors de la phase d’appel, car Mustapha Ramid s’est immiscé dans les affaires de la justice en commentant cette décision non-définitive, « ce qui constitue une tentative flagrante d’influer sur le cours normal de la justice, chose qu’il a également faite à propos de la décision du tribunal administratif relative aux chômeurs concernés par le procès-verbal du 20 juillet ».  

Mourad Tabet
Jeudi 6 Juin 2013

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