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La franchise au Maroc : Le secteur se limite à 370 marques




La franchise au Maroc : Le secteur se limite à 370 marques
La franchise connaît un essor remarquable. Le secteur subit toutefois des contraintes multiples. Les professionnels réalisent malgré cette conjoncture des résultats encourageants.
La franchise a réalisé une progression de 8,2% en 2008, pour atteindre 370 marques et 2560 points de vente, après une croissance annuelle moyenne de 25% ces dix dernières années.
En 2008, le ministre du Commerce et de l’Industrie a recensé 376 réseaux de franchise en se basant sur une enquête  des opérateurs du secteur.
Avec plus de 2976 points de vente répartis à travers les grandes villes du Maroc en fonction de la densité de la zone de clientèle et le pouvoir d’achat relativement élevé, Casablanca demeure toutefois la ville qui attire le plus de franchises avec 30% des implantations. Elle est considérée comme un champ de test pour les nouveaux franchiseurs,  suivie de Rabat (13%) et de Marrakech (7%).
Les secteurs les plus dynamiques sont l’habillement, qui caracole en première position avec 28% des enseignes franchisées, les femmes et les enfants sont  la clientèle cible de  ce secteur. La restauration qui constitue l’une des branches qui se développe le mieux en franchise, est en deuxième position avec 7% de la part de marché. L’ameublement occupe la 3ème place avec  5% suivi de  la coiffure et des cosmétiques (4%). De même que d’autres secteurs ont récemment émergé tels que les jouets, la lunetterie ou le café.
Le développement des franchises internationales  a encouragé des investisseurs marocains à développer leurs propres concepts si bien que les enseignes marocaines représentent aujourd’hui 13% des réseaux de franchises.  Par ailleurs, le Maroc ne cesse d’attirer de plus en plus de franchiseurs étrangers. D’après  les statistiques de la Fédération marocaine de franchise (FMF), environ 80% des franchises installées au Maroc sont d’origine étrangère. La France est le principal pays des réseaux implantés au Maroc avec 50% des enseignes, concentrées principalement dans les secteurs de l’habillement, la restauration, la bijouterie et la coiffure. Les franchises américaines très présentes dans la restauration, l’enseignement et la location de voiture, viennent en seconde position avec 12% de parts de marché. L’Espagne et l’Italie actives surtout dans l’habillement occupent respectivement la troisième et la quatrième  positions avec 8% et 7%.
Toutefois, la franchise au Maroc connaît plusieurs problèmes liés, notamment,  au financement, au juridique et à l’immobilier commercial, très peu disponible à la location, ce qui pourrait perturber  son  développement.
En effet, la franchise au Maroc n’a pas pu vaincre l’handicap du foncier, qui représente 80% de l’apport en investissement initial. Une étude  récente  réalisée par une banque commerciale précise que  la loi sur le droit de bail ne protège pas suffisamment les propriétaires de locaux commerciaux. D’où le chiffre révélateur de 18% de locaux commerciaux inexploités à Casablanca. Certains spécialistes estiment que la solution pourrait venir de l’expansion des malls et autres galeries marchandes, qui acceptent de plus en plus de recourir à des baux locatifs, sans exiger l’achat des murs. Tout en soulignant que cette nouvelle offre s’adresse en particulier à la franchise haut de gamme.
Pour le financement, les institutions bancaires ont été sensibilisées par les structures représentatives aux spécificités de la franchise pour les inciter à se prononcer sur la faisabilité et le financement des projets relevant de ce nouveau mode de commerce. Par conséquent,   certaines banques  ont  lancé des produits spéciaux pour la franchise, afin de financer une partie des droits au bail et d’entrée exigés par le franchiseur. En France par exemple, le franchisé peut avoir recours à divers types de financement comme les prêts à long terme consentis par le crédit d’équipement aux PME (CEPME). Il y a aussi le cas de l’Afrique du Sud où le secteur bancaire travaille en étroite collaboration avec l’Association de la franchise (FASA), et le gouvernement afin de développer des programmes de financement spécialement conçus pour les systèmes de franchise.
 Le contrat de franchise au Maroc est régi uniquement par les règles de droit commun notamment l’article 230 du D.O.C. «Les obligations contractuelles valablement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites». D’où la nécessité d’adopter une loi pour réglementer ce secteur en plein essor. De plus, certaines associations spécialisées peuvent contribuer  facilement à l’élaboration des lois. Il s’agit notamment de la  Fédération de la franchise qui a pour  objectif de favoriser les relations de coopération avec les organisations internationales du secteur. Dans ce sens, l’Association marocaine des commerces en réseau (AMCR), s’assigne pour mission de former des comités de travail destinés à réfléchir sur l’organisation du commerce au Maroc.

Ahmed Hasnaoui
Mercredi 13 Mai 2009

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