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La fièvre séparatiste atteint son paroxysme à Alger

Soutien sans équivoque de la France, du CCG et de la Jordanie au Plan marocain d’autonomie




Il semble que les caciques du régime algérien aient complètement perdu le Nord après l’annonce par l’Arabie Saoudite de son intention d’investir dans les provinces sahariennes marocaines.
Cette décision judicieuse a consterné les dirigeants algériens. La presse proche du cercle du pouvoir dans ce pays qui abrite et soutient une organisation qui sème la discorde dans la région du Maghreb, reflète leur désarroi.
«Le jeu trouble de l’Arabie Saoudite» a titré, par exemple, il y a quelques jours, le quotidien algérien El Watan. Celui-ci a craché son venin sur l’Arabie Saoudite en l’accusant de tous les maux qui frappent actuellement le monde islamique. «Adepte de positions provocatrices et souvent belliqueuses, l’Arabie Saoudite vient de mettre son nez beaucoup plus loin de son nid. Le royaume saoudien, que le monde soupçonne d’être l’un des plus grands sponsors du terrorisme islamiste, compte violer le droit international en allant investir dans les territoires du Sahara», a prétendu El Watan. Et d’ajouter que «le timing de cette annonce saoudienne est minutieusement choisi ; il coïncide avec la tournée qu’a effectuée le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, dans la région».
Un autre journal, à savoir «TSA, tout sur l’Algérie» a titré sur un ton désabusé «L’inquiétante implication de l’Arabie Saoudite dans l’affaire du Sahara», avant de tirer à boulets rouges sur la politique étrangère de Ryad au Liban, en Syrie ou encore au Yémen où Ryad  «sème le chaos», selon les dires de ce journal,.
Cerise sur le gâteau,  l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Rabat, Abdelaziz El Khouja, a réitéré, lors d’une rencontre tenue il y a quelques jours  avec le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, le soutien indéfectible de son pays à la marocanité du Sahara et à l’intégrité territoriale du Royaume. Il y a  également fait état de la volonté des hommes d’affaires de son pays d’investir dans cette région du Maroc.
S’ajoute à cela le fait que les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de la Jordanie viennent de réitérer leur soutien à la proposition d'autonomie présentée par le Royaume du Maroc comme base pour une solution négociée en vue de mettre fin au conflit régional sur le Sahara marocain, tout en la qualifiant de «sérieuse et crédible» Un communiqué publié à l'issue des travaux de la réunion conjointe du Conseil ministériel du CCG avec le vice-Premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères et l'inspecteur général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération tenue dans la capitale saoudienne, Ryad.
Idem pour la France qui a réitéré, mercredi, son soutien au Plan d’autonomie présenté par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara.
«Pour la France, le Plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007, constitue une base sérieuse et crédible pour une solution négociée «de la question du Sahara », a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal lors d’un point de presse.
«La position de la France sur le Sahara est bien connue et inchangée», a précisé le porte-parole, soulignant que Paris soutient la recherche d’une «solution juste, durable et mutuellement agréée, sous l’égide des Nations unies».
Ces nouveaux appuis au Maroc et à son projet d’autonomie coïncident avec l’annonce, mercredi, par le ministère des Affaires étrangères du Suriname du retrait de sa reconnaissance de la pseudo-Rasd.
Ils coïncident également avec les récents et insoutenables dérapages verbaux du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon que le Maroc a vivement critiqués.
Les agissements de Ban Ki-moon ont non seulement désappointé Rabat mais aussi certains membres du Conseil de sécurité.
D’après le site web «Polisario-confidentiel»  des «sources bien informées dans les coulisses des Nations unies à New York ont aussi révélé que plusieurs pays membres du Conseil de sécurité ont été déçus par l’attitude du Secrétaire général, qui a posé en photo devant le drapeau de la pseudo-république sahraouie revendiquée par le Polisario».
Devant la condamnation des autorités marocaines, Ban Ki-moon a essayé de rectifier le tir par l’entremise du  porte-parole de l'ONU Farhan Haq qui a prétendu que "le  Secrétaire général estime que lui et les Nations unies sont des partenaires  neutres" sur le dossier, sans pour autant se dédire ou présenter des excuses aux Marocains pour les propos offensants comme le terme «occupation» dont il a usé pour qualifier le recouvrement par le Maroc de son intégrité territoriale et qui déroge à la terminologie traditionnellement utilisée par les Nations unies s’agissant du Sahara marocain.

Mourad Tabet
Vendredi 11 Mars 2016

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