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La destinée odieuse des professeurs titulaires des diplômes supérieurs MASTER-DESA-DESS ou équivalents : Quelle mauvaise surprise!




Le salvateur décret tant attendu a fait défaut. Il a perdu son charme et son enchantement avant même d’être publié officiellement car ses termes, par quoi se vantaient nos respectés responsables, sont sibyllins : aucun indice que les professeurs en question soient concernés par ses termes lapidaires et oisifs.
Toutefois, il semble que nos professeurs, malgré les énormes efforts qu’ils ont déployés pour décrocher des diplômes supérieurs sans pour autant nuire à leur rendement professionnel, se trouvent, à leur insu, déguisés en de véritables marionnettes aux mains de plus d’un responsable rusé. Si nombreux que soient les sit-in auxquels a appelé  la Coordination nationale des professeurs de l’enseignement primaire et secondaire collégial, titulaires des diplômes supérieurs : Master – DESA - DESS ou équivalents (33 sit-in devant le ministère depuis décembre 2008) dont les derniers, au nombre de 7, ont été bel et bien organisés pendant le mois d’octobre 2009, et deux autres, à venir, auront lieu respectivement devant le siège de la direction des ressources humaines et celui du ministère de l’Education nationale le 23 novembre 2009 en plus d’une grève qui sera observée le 24 novembre, les responsables du ministère de l’Education nationale ne prennent pas, semble-t-il, les choses au sérieux. Au lieu de rendre justice à une minorité de leurs cadres qui méritent ce qu’elle revendique ou au moins dévoiler les vicissitudes de leur stratagème, ils persévèrent dans leur entêtement et leur désintéressement. Le fameux décret, pour qu’il ait un effet – mais quel effet!- est inhérent à la parution d’une note ministérielle stipulant de soumettre des candidats inconnus (des diplômés chômeurs? des professeurs titulaires des diplômes supérieurs ? tous les fonctionnaires quel que soit leur statut? à un soi-disant examen!

Des promesses
mensongéres?
Le 2 juin 2009, alors que les professeurs diplômés disaient ordinairement des mots d’ordre stigmatisant le désintéressement ministériel vis-à-vis de leurs revendications, des responsables du ministère de l’Education nationale, dont le directeur du service de communication, ont invité les représentants de la coordination nationale à des pourparlers, au siège de l’annexe du ministère à Lalla Aïcha, en vue de leur faire  entendre et croire deux choses corrélativement liées : d’une part, le ministère a dérogé au décret 2.08.371, le changement de cadre au professeur de l’enseignement secondaire qualifiant (échelle 11) nous sera accordé en vertu d’une lettre exceptionnelle du Premier ministre, à l’instar des promotions précédentes. Toutefois, après 5 mois d’attente, il s’est avéré que ladite lettre, refusée ultérieurement par Abass El Fassi, n’était qu’un subterfuge habile auquel a recouru notre ministère pour clore l’année scolaire sans protestations et que les promesses qui nous été données- lesquelles étaient approuvées par les responsables du ministère de l’Education nationale à maintes reprises dans des interviews données à moult journaux nationaux, n’étaient véritablement que poudre aux yeux. Voilà pourquoi la Coordination nationale s’est trouvée obligée de reprendre toutes les formes de contestation (grèves et sit-in centralisés à Rabat) jusqu’à la réalisation totale de son cahier revendicatif.

Des questions sans
réponses… mais logiques!
Ce sort «sisyphien» de nos cadres supérieurs laisse en suspens une pléthore de questions-problématiques, entre autres: Est-ce que les diplômes supérieurs, délivrés par les universités marocaines ne sont pas suffisamment valables? Ne s’agit-il pas d’une remise en question de la crédibilité et des institutions nationales de l’enseignement supérieur et celle du système éducatif en général ? Quelle serait la meilleure procédure de promotion pour les cadres du ministère de l’Education nationale –la plus logique aussi- si elle ne se fait pas par diplôme universitaire?  Est-il logique et légitime de priver des professeurs de leur droit légitime au changement de cadre au professeur de l’enseignement secondaire qualifiant du 1er grade (échelle 11) alors que ceux de la promotion 2007 et avant ont bénéficié de la même opportunité d’une manière directe et sans conditions? La ridiculisation des cadres supérieurs, le non-profit de leurs potentiels et qualités scientifiques ne vont-ils pas à l’encontre du processus de réforme du système éducatif dans lequel s’est engagé le gouvernement marocain dont le Plan d’urgence –adopté par le ministère de l’éducation nationale cette année- en est le meilleur exemple?
Voilà des questions sans réponses logiques. Ce qui est pire, faut-il préciser, c’est l’immense déception de ces cadres souffrant doublement : à cause de l’insouciance de leurs responsables et des conditions infernales dans lesquelles ils travaillent.


* (Coordonnateur national de la Coordination nationale des professeurs de l’enseignement primaire et secondaire collégial, titulaires des diplômes supérieurs : MASTER-DESA-DESS ou équivalents)


PAR HICHAM BELHAJ
Vendredi 13 Novembre 2009

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