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La demande étrangère adressée au Maroc reste molle : Seul le phosphate pourrait sauver la mise




La demande étrangère adressée au Maroc reste molle : Seul le phosphate pourrait sauver la mise
Bien que la reprise mondiale donne des signes de faiblesse, le HCP (Haut commissariat au Plan) se garde de faire dans le catastrophisme. Ses analystes estiment, en ce qui concerne l’économie marocaine, que les choses ont commencé à bouger et que le pays saurait éviter la déprime. Or, ce premier trimestre, aussi bien au Maroc qu’à l’international, on n’est guère plus à la fête. Chez nos principaux partenaires (France, Espagne, Italie…), des craquements se font entendre. Et c’est perturbant. Chez nous, les volets extérieurs n’arrêtent pas de claquer. Il se peut, bien entendu, que les autorités décident à nouveau d’intervenir, de dresser des étais et autres échafaudages pour soutenir l’édifice et maintenir la vigueur du marché intérieur. Il se peut aussi que la conjoncture n’évolue pas comme le prévoyait le HCP. Rien n’est plus sûr.  Le seul fait nouveau, pour le moment, c’est le rebond du secteur minier, en l’occurrence les phosphates et dérivés dont les cours mondiaux retrouvent leur niveau de 2008. Du côté du secteur du BTP, le HCP croit que les carnets de commande sont suffisamment bien garnis pour que l’on puisse s’attendre à une amélioration en 2010. Le tourisme, autre moteur de croissance, semble maintenir sa cadence de croissance et l’Organisation mondiale prévoit une hausse comprise entre 3 et 4%.
Pour l’heure, la situation est plutôt mitigée. La valeur ajoutée agricole s’est essoufflée, en ce premier trimestre, pour raison d’intempéries qui ont affecté les régions ressources, comme le Souss et le Gharb. Idem pour le secteur industriel, dont la valeur ajoutée, selon le HCP, s’affiche en amélioration très modérée (moins de 2% en variation annuelle) sans pour autant atteindre son niveau tendanciel. Même le secteur des télécommunications devait inscrire une croissance d’à peine 0,2%, à fin mars 2010,en variation trimestrielle.
Sur le front de la consommation, le HCP constate une «croissance molle». Les ventes locales de voitures neuves ont fléchi de près de 8%, et le panier de la ménagère, pénalisé par l’inflation (hausse des prix ou faiblesse du pouvoir d’achat) semble moins garni qu’auparavant. Même le secteur de l’immobilier peine encore à s’aligner sur ses sommets d’avant 2008. Les ventes de ciments ont baissé, à fin mars, de 2,1% en glissement annuel, et le rythme d’évolution des crédits à l’immobilier ont limité leur croissance à 12,9% au cours des deux premiers de l’année, au lieu de 25% au premier trimestre 2009. Le HCP fait remarquer que l’investissement industriel resterait en dessous de son niveau moyen des cinq dernières années. La conjoncture est réellement capricieuse.

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Abdelouahed Kidiss
Jeudi 6 Mai 2010

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